Spider-man
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(15-16) |
| Retrouver Spidey comme l'ont retrouvait
le comics tous les week-end, comme un bon vieux serial (ce que laisse
clairement entendre le générique). Et on retombe dans l'enfance...
Car la toile scénaristique est toujours aussi ingénieusement
enchevétrée, montée de façon joliment dramatique,
offrant un film pour le moins trépidant qui embraie sur les deux
précédents épisodes sans aucun mal : suite des aventures
amoureuses d'une M-J connaissant l'identité de son héros,
définitivement acquise à Parker (même si elle reste
torturée, comme le veut le comics, et que la route n'est pas toute
droite...) mais jalouse autant de l'homme que du costume (reflet de son
échec personnel : les rôles s'inversent), suite des aventures
haineuses de Harry, que le scénario ne ménagera pas et dénouement
de sa vengeance, introduction de 2 nouveaux personnages ; et on s'arrête
un instant. Ce film va aborder un thème déjà évoqué auparavent mais avec beaucoup plus de profondeur : la vengeance. S'il est vrai que ces méchants sont plus que jamais humains et reliés à Peter / Spidey, leurs 2 histoires ont des points communs non négligeables : l'homme-sable, portant déjà son drame personnel, va devenir l'instrument d'une vengeance dans un retournement scénaristique (digne d'un serial ?) des plus revigorant, faisant brillamment ressurgir le passé et apparaitre Parker sous un nouveau jour. Venom, quant à lui, hante toute la seconde moitié du film, étant la personification de ce même thème : le monstre est tel un habit que tout un chacun peut porter à merveille afin de se laisser aller à sa nature la plus vile. Et Parker ? L'évolution entre les autres épisodes et celui-ci est notoire : le personnage est plus mature, plus adulte, son amour est clair... et il va découvrir d'obscurs penchants qui le mèneront à la haine, la sienne envers autrui, puis celles des autres envers lui. Pour le reste on retrouve un Sam Raimi fidèle à lui-même, faisant virevolter son araignée comme autant de vignettes, les FX sont à la démesure du budget (voir l'effet de transformation de Sandman : une merveille d'intelligence) bien que parfois un rien tape-à-l'oeil, la musique à l'avenant (pas mal Chris Young). La seule chose que l'on peut reprocher à cet opus extrêmement bien écrit, dont les héros porte leur costume à merveille, réalisé sans un accros, soigné d'un bout à l'autre de la production, c'est de nous donner, telle une excellente adaptation, extactement ce que l'on désir, d'où le sentiment -doux parfois- de prévisibilité de certaines scènes, de ronronnement fanatique (M-J encore la victime des méchants)... peut-être d'être moins "fidèle"... |