The
amazing Spider-man |
Mark WEBB |
(13-14) |
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S'il est clair que pour une histoire de droit ce film
reste une pure aubaine commerciale, on ne peut en nier les qualités
ni éviter de le comparer au (x) film (s) de S. Raimi : difficile
de condamner le boulot de toute une équipe, de plusieurs mois de
travail pour de basses raisons financièro-légales. S'il
s'affranchit d'un pan entier du comics original, pan qui reste au coeur
de l'oeuvre (les parents de Peter deviennent des scientifiques, des amis
de Connors, travaillant tous pour Oscorp à New York !), il n'en
reste pas moins très fidèle dans les grandes lignes (le
lance-toile, la mort de Ben Parker dans un contexte différent mais
psychologiquement identique, le clin d'oeil à l'arène, l'histoire
de G. Stacy, celle de son père -avec une petite variante-, etc...).
Par contre impossible de comprendre, si ce n'est le besoin d'un vulgaire
passage de flambeau, que le film se borne à rabâcher -même
si de façon agréable- toutes les origines du héros
plutôt que de repartir sur les mêmes bases et devenir un véritable
4ème épisode tout en s'affranchissant des 3 précédents
??? En tous les cas la 1ère qualité du film est bel et bien
A. Garfield ; si le jeu de T. Maguire était clairement le point
faible de l'excellente trilogie de Raimi, voilà que l'on trouve
enfin l'interprète idéal de Peter, une approche du rôle
tout en finesse et à la fois plus puissante (sa vengeance), également
bien servi par le scénario. On retrouve le même soin apporté
à l'esthétisme du film pour un New-York de comics et des
planches assez identiques au travail de Raimi, même si la réalisation,
très réussie, est relativement différente, plus proche
des héros, plus dans l'air du temps (enfin : Webb picore les plans
en caméra suggestive du lointain L'homme-araignée
!). Pas beaucoup de combats, le plein de dialogues mais un film qui n'ennuie
jamais, prenant tout de même un peu de distance avec les oeuvres
précédentes (exit Mary-Jane, JJJ Jameson) et trouvant sa
voie, même au niveau de la bande originale, sublimée par
J. Horner. On découvre enfin ce méchant fascinant qu'est
le lézard : un homme fondamentalement bon mais un scientifique
tellement exigeant que son métier finira par prendre le pas sur
son humanité. Le gros défaut de cet "amazing"
est finalement d'être un reboot qui rabâche pour ceux qui
n'auraient pas suivi, refroidissant les autres, et même si le scénario
y met les formes, même si l'on est encore prêt à nous
laisser conter l'histoire de Spidey, même si le film trouve son
originalité, un angle d'approche nouveau, il ne faudrait pas trop
tirer sur la toile. |