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Thor Ragnarok
Budget = 180 M$
BOX OFFICE France = 2 895 / 223 148 - 1 140 000 - (2 440 000) entrées
BOX OFFICE USA = 122,7 / (291,4) M$
BOX OFFICE Monde = (816,4) M$
 

User d'humour pour faire avancer un film basique ? Si encore c'était du second degré... Marvel a définitivement (?) tourné la page des adaptations, de l'hommage et de la célébration entre fans hardcore (moi...) et la jeune génération, et oriente son MCU vers des horizons très clairement commerciaux, destinés à rassembler -non pas les Avengers- mais un public de plus en plus nombreux et jeune ; très jeune. Quand Thor se prend pour Charlot, il se prend les pieds dans le tapis : cet opus s'apparente à une comédie pur jus, une bouffonerie où les gags sont débités pour rythmer le film, et ils foutent en l'air toute l'entreprise, chaque personnage ayant ses petites vannes à envoyer. Parce qu'en plus ce n'est pas franchement drôle. Le penchant sérieux du film serait donc à chercher du côté de cette méchante qui, comme de bien entendu, court après le pouvoir, bad girl surpuissante, particulièrement caricaturale qui a les défauts d'être très mal employée (un véritable massacre au début aurait assis son pouvoir et son personnage auprès des spectateurs, et réellement contre balancé l'humour) et jouée avec excès (Kate...). Dans le ton du film. Alors on se dit que le clin d'oeil au sublime "Planet Hulk" allait nous faire reprendre courage et espoir : le gadget immobilisateur, l'homme de pierre...etc. Oui : on s'y retrouve quelque peu, le combat promis par les trailers est à la hauteur ; mais le décorum semble se plier aux règles très à la mode de la TV réalité (jeu fade, maître du jeu absurde,etc...), histoire de ralier un tout autre public. Encore... J'espérais un hommage bien plus appuyé, l'utilisation d'une matière première qui avait de quoi faire saliver toutes les générations. C'est à ce moment que l'incroyable Hulk entre en scène. Qu'il parle, même si cela gêne de fan primaire que je suis, je le conçois dans la mesure d'une évolution significative et logique du personnage. Bien : mais qu'il soit à ce point humanisé, espèce de sacrilège souriant (souriant !!!) qui s'éloigne du concept originel au point d'en faire un gros bébé vert plutôt qu'une créature en tout point rudimentaire, je n'arrive pas à le concevoir.
Il manque d'ailleurs quelque chose à chacune des scènes de ce film : un enjeu dramatique à la hauteur (les morts sont rapides et édulcorées, aucune tension), un bon dosage des divers ingrédients qui font un bon film, des dialogues dignes de ce nom, une trame qui tienne sur la longueur ; et aucune scène qui nous fasse littérallement sortir de l'histoire (le dialogue Banner / Thor semble avoir été improvisé et rajouté sur le tard !). Must du must, et c'est bien parce que c'est gros que je le signale : Hela recherche activement mais désespérément les rebelles afin de s'emparer de l'épée, prête à torturer pour les découvrir ; Thor débarque à la fin du film, appuie sur un bouton et en 2 secondes chrono il trouve la "signature thermique" desdits rebelles !! Cerise sur le gâteau : la musique électro-déplacée ne colle absolument pas à cet univers (sans parler de la chanson aux vagues sonorités "Wonder woman").
Il y a pourtant du positif dans ce fatras, mais il faut creuser pour le trouver : saluons le réalisateur (du encore plus médiocre Vampire en toute intimité) qui s'avère totalement à l'aise avec des effets spéciaux gigantesques, les intégrant avec un belle dextérité et une vraie classe, très "comic books" (pour le reste c'est un peu moins remarquable). On assiste donc à un superbe festival de FX, de créatures en tous genre très inspirées, et il y a bien deux-trois gags qui submergent : ceux que l'on attend pas là où ils émergent, ceux qui deviennent de véritables gimmicks, ou encore ceux détournent habilement la chute d'une scène (c'est le cas de le dire pour le dernier gag de Banner). La dernière demi-heure semble sauver le film du naufrage le plus complet : la méchante devient digne, l'enjeu dramatique pointe le bout de son nez, le scénario se retourne enfin (le lien entre Hela et Asgard), l'humour y est dosé, Hulk y est convaincant, il y a des sacrifices, des surprises... Mais c'est un peu tard pour m'embarquer dans l'aventure.

N.B. : Chose promise, chose dûe. Messieurs les distributeurs français, merci de respecter la langue de Shakespeare et d'observer une once de logique et d'intelligence. Heulk n'est pas Hulk puisque, lorsque l'ordinateur de votre cleub beug quand vous buvez votre Seven Eup dans un meug, vous criez "Feuck". Et vous êtes bon pour un check eup. Demandez donc à Elon Meusk.
Merci...

NOTE : 8-9 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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