Batman
begins |
(13-14) |
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Un super-héros plus humain, tellement humain
qu'il n'en devient presque qu'un "simple" héros masqué,
bardé de pouvoirs qui n'ont rien de magiques, évoluant dans
une ville de Gotham qui n'a rien de cartoonesque, plus réaliste,
à l'image du film. Ce film prend Batman pour prétexte à
une dissertation sur la vengeance et la justice -excellent prétexte-
mais ne lâchera jamais son personnage principal ; une oeuvre pure,
simple et différente, originale par rapport au genre qu'elle sert.
En fait le film revisite et se réapproprie complètement
le mythe, décortiquant la légende du chevalier masqué
de façon sombre mais jamais trop appuyée, se permettant
quelques largesses (le meurtre des parents ne fait plus suite à
une séance de ciné, la peur des chauve-souris prend son
origine dans la future Batcave...) mais restant très fidèle
aux grands axes du mythe. Maintenant on pourra trouver l'idée un
peu bavarde, parfois plate, on pourra parler de trahison par rapport au
matériau d'origine et on pourra même se dire que le seul
personnage haut en couleur de l'écurie DC se retrouve un peu rabaissé
au rang de banal être humain. Mais c'est justement l'humanité
qui fait toute la force de ce film... |
La critique des internautes |
Retour de Batman au cinéma auquel on ne croyait
plus, 8 ans après Batman & Robin navet absolu
signé Joel Schumacher on s’était fait une raison Batman
ne s’en remettra jamais, pourtant Warner a visé juste en
confiant le projet entre les mains du surdoué Christopher Nolan
(Memento, Insomnia,…) pour faire
renaitre le personnage de ses cendres. Aux antipodes de l’approche gothique et barrée de Tim Burton et bien encore plus de l’approche queer portnawak de Joel Schumacher, Christopher Nolan voit Batman sous un angle très réaliste et sombre, un superhéros dénué de pouvoirs en prise avec des idéaux moraux droit et une envie de justice, Bruce Wayne/Batman apparait comme un héros sombre et torturé. Le scénario concocté par Christopher Nolan et David S.Goyer remonte aux origines des traumatismes de Bruce Wayne pour aller jusqu’aux débuts du héros , bien écrit et servant de toile de fond à une réflexion pertinente sur les questions de justice et héroïsme, le scénario est prenant et propose une intrigue pleine de rebondissements teintée d’une intelligence trop rare dans les films de cette envergure. Ainsi tout ce qui concerne les début de Bruce Wayne en héros de son initiation à la création de son alter/ego Batman captive vraiment et la naissance du mythe tient ses promesses. La mise en scène de Christopher Nolan quant à elle est impeccable et fluide lorsqu’il s’agit de faire avancer l’intrigue, parfaitement maitrisée de ce coté, Nolan s’adapte sans trop de difficultés au gros budget, petit bémol les scènes d’actions et plus particulièrement les combats rapprochés sont cadrés trop serrés et montés trop court, bémol fait les scènes d’actions en dehors de cela sont franchement spectaculaire. Coté interprétation Christian Bale endosse le rôle principal et compose sans mal (Michael Keaton étant relégué au second plan chez Burto, Val Kilmer très Fade dans Batman Forever et Georges Clooney totalement hors-sujet avec le personnage ) le meilleur Batman à ce jour , mais il ne se contente pas de cela puisqu’il apporte son charisme solide au personnage et fait ressortir ses troubles, obsessions et démons intérieurs, les autres personnages sont secondaires la place belle étant faites à Batman pourtant le reste de la distribution assure : Cillian Murphy compose un épouvantail effrayant et est la révélation du film, Liam Neeson parfait en initiateur apporte au film sa forte présence, Gary Oldman apparait comme le personnage le plus humain du récit et donne un bol d’air frais en quelque sorte… La BO fruit de l’alliance Hans Zimmer et James Newton Howard est exceptionnelle et les thèmes s’imprègnent vraiment de manière parfaite aux images. Nolan réussit la meilleure adaptation de Batman, la plus fidèle et la plus torturée, intelligent et forcément prometteur pour la suite, un grand film.
UNKUT |