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La planète des singes : les origines
Rupert WYATT
Budget = 93 M$
BOX OFFICE France = 3 938 / 281 904 - 1 322 000 - 3 264 000 entrées
BOX OFFICE USA = 54,8 / 176,8 M$
BOX OFFICE Monde = 482,7 M$
 

Un film pour expliquer et rétablir la vérité : le capitaine George Taylor était à moitié dans le vrai lorsqu'il affirmait "qu'ils avaient fait sauté leurs bombes". Et ce ne sera pas le seul lien étroit et intelligent avec la fameuse série originelle ; les plus observateurs d'entre vous auront remarqué les clins d'oeil qui y font directement allusion et référence (Taylor / C. Heston se préparant au 1er voyage habité vers Mars, l'annonce de la perte de leur vaisseau). Cette oeuvre est avant tout réflexive, sur la soit-disant toute puissance de l'espèce humaine et sa propension à disposer des richesses de la nature, notamment des autres espèces. On y évoque le statut des animaux, la condition animale ; mais l'intéret du film est véritablement ailleurs : ceci n'est que le point de départ d'une révolte beaucoup plus profonde. Il est justement surprenant d'y apprendre que la chute de l'humanité ne vient pas de leur façon de s'entretuer où d'apprendre à le faire (les bombes) mais exactement du contraire, de leur science omnipotente, avant tout destinée à la faire vivre, et d'elle seule ; véritable ironie du sort, si j'ose dire, un seul savant est la cause du plus grand drame de l'histoire et il n'est pas l'un de ces savants fous du cinéma classique. Non, c'est un homme profondément bon, un savant d'un genre nouveau, avec des scrupules, qui est devenu chercheur afin de sauver son père ainsi que tous les malades d'Alzeimher. Ce n'est pas un être abject qui va créer un monstre pour le simple plaisir de défier Dieu, mais c'est pourtant lui qui va précipiter l'homme à l'état primaire, dans tous les sens du terme ; c'est en cherchant le bien qu'il va faire le "mal", où plutôt donner une leçon dramatique et inattendue à son espèce. Il va engendrer une nouvelle race en la faisant évoluer artificiellement et inconsciemment, changeant des statuts qui semblaient immuables, ceux de dominants et de dominés. Le dominé évolue, découvrant sa force et sa liberté, sa triste condition et se rendant compte que les lois humaines ne lui sont plus adaptées, va organiser une révolte : l'homme va voir des siècles de supériorité choir, des siècles et des siècles où ce dominant utilisait les animaux, ses inférieurs, afin d'assurer sa propre survie (nourriture, expériences...etc). La scène où un homme se retrouve en cage est un symbole très, très fort. Avec un peu de recul on se rencontre que l'histoire, le fond scénaristique et les thèmes développés son profondément originaux et inhabituels au cinéma, même mis en exergüe avec le film originel car ils sont vus de façon complètement novatrice et différente, d'un autre point de vue cette fois. Cette originalité se retrouvera avec cette fin complètement ouverte, ou plutôt franchement inachevée (et un clin d'oeil à New York !), même si derrière on y reconnaitra une logique commerciale imparable. Le film possède également SA scène inoubliable (Cf. la découverte de la Statue de la Liberté) : la scène du "Non" restera à jamais graver dans la mémoire des cinéphiles. Le scénario va très vite, peut-être trop vite, pourtant il ne manque rien, ni dans l'intrigue ni dans le développement des personnages, rien n'est laissé au hasard. Mais si tout n'était que question de scénario ! La musique, plutôt tribale au début du film, plonge et nous fait également plonger au moment du basculement, devenant "primale" et engendrant un vraie peur, profonde. La réalisation de ce presque novice est vraiment excellente, subtile et ne faiblit jamais. Les effets spéciaux ? J'émettrais une simple réserve concernant la numérisation visible des singes lors de leurs mouvements rapides ; pour le reste j'ai eu l'impression de vivre à nouveau ce qui était arriver en 1993 avec Jurassik Parc : une révolution en profondeur des effets numériques à la fois dans leur perfection (les visages sont en tout point "vivants") et dans leur approche au moment du tournage (de la performance capture tournée en direct sur les lieux de tournage). Une simple réflexion : Andy Serkis n'apparait pas en tête du générique de fin et j'ose espérer qu'une telle injustice sera réparée lors de la remise des Oscar.... Dans ce film l'émotion nous provient essentiellement des singes et vous l'avez compris : ce préquel est une merveille où j'ai pris un malin plaisir à voir l'espèce humaine se faire botter le c*l et toute l'arrogance de cette race dite "supérieure" enfin réduite à néant ; car on le comprend bien à la fin : il n'y a pas de place pour deux espèces dominantes sur cette planète (reliser votre "préhistoire" notamment celle des Néanderthals et des Cromagnons).

NOTE : 17-18 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : - /20

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