King
Kong |
(8-9) |
|
Couleur, technique et aventures. Rien de plus et beaucoup
en moins : un film avant-coureur du syndrôme des films à
gros budget des années 80 : de l'action, de l'aventure et on met
de côté la réflexion ; léger et trop série
B. Je m'explique : il est difficile de faire abstraction de l'original
mais il faut avouer que le remaniement scénaristique ne joue pas
en faveur de cette nouvelle version. En une poignée de minutes
on sait de quoi il en retourne (comment croire à la surprise des
personnages si eux-mêmes ne sont pas surpris ?). Et le bas blesse
car le film va manquer cruellement de suspens, de surprise et notre excitation
légitime va en prendre un coup. En modernisant le mythe, ils l'ont
un peu tué : le film dans le film est jeté aux oubliettes,
la femme devient femme objet et l'osmose qu'elle peut avoir avec le grand
singe ne prend pas. Le mythe de la nature sauvage dompté par l'amour
est loin, seul quelques traces agréables d'écologie sauvent
les apparences. Vous avez remarqué comme les trucages ont vieilli
? Kong reste un acteur dans un costume, et ça, on ne peut pas le
reprocher à l'original... |