King
Kong |
(17-18) |
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Voilà le genre de petit film qui semble avoir
été bricolé dans la salle à manger du réalisateur
pour notre plus grand plaisir. Et avec un pareil scénario, difficile
de ne se mettre à rêver d’aventure. D’accord
on la connaît tous l’histoire, sans avoir vu le film, d’accord
animatronic et images de synthèse ont relégué la
stop-motion aux oubliettes, d’accord, les jeunes connards d’aujourd’hui
détestent le noir et blanc. Pourtant le roi Kong tient la route
et devance ses remakes, séquelles et faux frères de plusieurs
coudées ! C’est purement et logiquement la simplicité,
l’authenticité qui se dégage de l’œuvre
qui crée tout son charme. Un charme immortel. Ce sont les sentiments
et l’efficacité qui sont à l’origine de son
culte et de sa puissance. C’est vrai que le film peut paraître
un peu rigide au niveau de la réalisation, que le monstre est bancal
: et alors ? Tant mieux ! Cet artisanat me semble beaucoup plus personnel
et intime que la grosse industrie moderne. C’est avec peu de choses
et de moyens (? ?) que les réalisateurs ont donné vie à
de vulgaires marionnettes bien au-delà de l’animation. Le
scénario, lui, est impeccable : un vrai conte adulte pour nous
faire battre le cœur jusqu’aux larmes, celles versées
lors du final aussi émouvant que beau. Ce film reste pour moi l’expérience
inoubliable d’un gamin fasciné par la magie du 7ème
art dès son plus jeune âge. Malgré ses rides, derrière
ses vieilles pellicules bat un cœur chaud, plein de tendresse et
de tolérance que le remake (1976)
oubliera. |