King
Kong |
(15-16) |
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Un film d'Aventure avec un grand A, un merveilleux Hommage
avec un grand H et une oeuvre surdimensionnée. Voici peut-être
l'un des plus GROS film (jusqu'au prochain... c'est bien là le
problème !) que vous ayiez vu ! Question hommage Peter garde la
structure originelle ; à savoir une première partie en forme
d'intro, aussi rapide qu'efficace, assez kitsch, qui nous met à
l'aise avec les personnages et de magnifiques décors (New York
dans les années 30 : on s'y croirait !). La seconde partie semble
débuter dès que l'on pénètre le brouillard
qui entoure l'île : le véritable film peut alors commencer.
Un film d'aventure époustouflant, ultime qui gardera ses séquences
d'anthologie (le naufrage du bateau, la course poursuite avec les dino,...etc),
un film qui colle à l'original mais nous offre une relecture de
chaque scènes. C'est le cas pour ce qui concerne la peuplade toute
droit sortie d'un film de cannibales italiens des années 70...
mai c'est aussi vraie, hélas, pour d'autres séquences qui
manquent réellement de retenue, les péripéties, efficaces,
voir stressantes, ressemblent plus à un scénario pour parcs
d'attractions (Universal, donc...) et font perdre à l'histoire
une crédibilité nécessaire, pourtant très
présente tout au long du film. Je parle de la scène de combat
avec les T-rex, où le scénariste en fait des tonnes et navigue
entre le délire et le ridicule ; ridicule dans lequel il sombrera
totalement lors de la scène dans la fosse (1001 bestioles sortent
de partout et nulle part histoire de prouver que le budget est le plus
gros de l'histoire, de faire une séquence-pub pour Weta et de nous
donner une bonne indigestion). Seules graves critiques que j'aurais à
adresser au film. Car pour le reste c'est franchement bon : les rapports
entre Kong et sa prisonnière, complexifiés et assez émouvants,
voir ambigus à souhait, un scénario millimétré,
un suspens qui ne retombe jamais... et une créature qui, elle,
tient du chef-d'oeuvre absolu (allez revoir "Gorilles dans la brume",
vous comprendrez...), un moment historique où l'on n'avait jamais
été si loin dans le réalisme (même si l'interaction
dans New-York n'est pas toujours glorieuse), s'appropriant les dernières
technologies au profit d'un réalisme hors du commun. La troisième
et dernière partie, enfin, accentue le lifting du film originel,
toujours à la recherche du grandiose (on ne compte pas les macchabées
passés sous silence !) jusqu'au final ou le réalisateur
pose son pont de vue sur la scène même : il en accentue le
suspens, l'étire justement, la magnifie. Voici donc un remake digne
et digne de ce nom qui se veut avant tout un spectacle -dommage !- aux
décors extraordinaires (on sentirait presque l'humidité
tropicale de l'île !), sortis du temps, et à la partition
musicale encore meilleure que le reste (KK excepté). Une certaine
marque de respect (le clins d'oeil à Cooper), le scénariste
s'appropriant le fond de l'histoire sans le dénaturer... quoique...
l'original n'était-il pas plus fort psychologiquement ? |