Le
retour du Jedi |
(17-18) |
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Sans doute le moins apprécié des critiques
après le premier épisode, et pourtant
On y retrouve
le même souffle épique, celui qui a emporté avec lui
deux générations de spectateurs : les combats spaciaux à
tomber par terre et qui n'ont pas pris une ride (un clin d'il au
premier épisode), une impressionnante course en jet à travers
la forêt, des laser-fights qui réveille l'enfant qui sommeil
en nous, des créatures pour nous transporter et nous faire rêver
(la clique de Jabba !), des mondes extraordinaires de réalisme
et très évocateur, une nouvelle Etoile, des révélations
digne du théatre shakespearien qui amènent des scènes
inoubliables (La sur de Luke, la mort de Yoda
) et une thématique
encore plus fouillée : celle du pardon accordé par Luke
à son père. Si l'Empereur le pousse du côté
de Freud (Oedipe), Luke préfère la rédemption (le
retour du Jedi) et Lucas de mettre le bon vieux Friedrich sur la touche.
Trépidant, excitant, très visuel et très cérébral
(le finale prodigieux et fascinant où le mal est vaincu par l'amour
paternel). Bref, c'est dans la pure continuité des précédents
épisodes, on a tremblé, on a exulté, on s'est extasié
devant la partition impeccable de Williams (la dernière vous tirera
les larmes...), on a ri et on a pleuré. Vador le terrible et le
grand est incinéré, la liberté reprend ses droits
et la fête finale est une apothéose somptueuse dont la version
remasterisée nous donne toute l'ampleur. Merci Mr Lucas de nous
avoir offert cet part de rêve et merci Mr Marquand pour cette extraordinaire
vision (personne n'a jamais évoqué ce réalisateur
et pourtant il suffit de s'attacher d'un peu plus près à
son travail sur les 1er et 2ème plan pour comprendre les qualités
de l'oeuvre). Dernière chose à propos des Ewoks, tant décriés
à l'époque : ils sont en fait l'incarnation de la nature
face à l'industrialisation et à la mécanisation (l'Empire)
et, question sympathie, je rappelle qu'ils rejettent, a priori, les étrangers,
et essaient même de les bouffer, comme toutes bonne vieilles peuplades
des îles pacifiques à l'arrivée des envahisseurs européens...
Lucas : un fier anthropologue. |