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Le retour du Jedi

Richard MARQUAND
(17-18)

Sans doute le moins apprécié des critiques après le premier épisode, et pourtant… On y retrouve le même souffle épique, celui qui a emporté avec lui deux générations de spectateurs : les combats spaciaux à tomber par terre et qui n'ont pas pris une ride (un clin d'œil au premier épisode), une impressionnante course en jet à travers la forêt, des laser-fights qui réveille l'enfant qui sommeil en nous, des créatures pour nous transporter et nous faire rêver (la clique de Jabba !), des mondes extraordinaires de réalisme et très évocateur, une nouvelle Etoile, des révélations digne du théatre shakespearien qui amènent des scènes inoubliables (La sœur de Luke, la mort de Yoda…) et une thématique encore plus fouillée : celle du pardon accordé par Luke à son père. Si l'Empereur le pousse du côté de Freud (Oedipe), Luke préfère la rédemption (le retour du Jedi) et Lucas de mettre le bon vieux Friedrich sur la touche. Trépidant, excitant, très visuel et très cérébral (le finale prodigieux et fascinant où le mal est vaincu par l'amour paternel). Bref, c'est dans la pure continuité des précédents épisodes, on a tremblé, on a exulté, on s'est extasié devant la partition impeccable de Williams (la dernière vous tirera les larmes...), on a ri et on a pleuré. Vador le terrible et le grand est incinéré, la liberté reprend ses droits et la fête finale est une apothéose somptueuse dont la version remasterisée nous donne toute l'ampleur. Merci Mr Lucas de nous avoir offert cet part de rêve et merci Mr Marquand pour cette extraordinaire vision (personne n'a jamais évoqué ce réalisateur et pourtant il suffit de s'attacher d'un peu plus près à son travail sur les 1er et 2ème plan pour comprendre les qualités de l'oeuvre). Dernière chose à propos des Ewoks, tant décriés à l'époque : ils sont en fait l'incarnation de la nature face à l'industrialisation et à la mécanisation (l'Empire) et, question sympathie, je rappelle qu'ils rejettent, a priori, les étrangers, et essaient même de les bouffer, comme toutes bonne vieilles peuplades des îles pacifiques à l'arrivée des envahisseurs européens... Lucas : un fier anthropologue.