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L'empire contre-attaque

Irwin KERSHNER
(19-20)

Pouvait-on faire mieux que le chef-d'œuvre originel et instigateur de la série la plus célébre et la plus réussie de l'histoire du cinéma ? Avec un réalisateur quasi inconnu ? La réponse est oui, oui et OUI !

Si l'on retrouve tous nos personnages favoris et leur univers, Lucas a l'intelligence d'y ajouter une dimension plus adulte et complexe, incluant défaites (l'empire semble devoir vaincre, Solo semble mort), apprentissage (et découverte de la philosophie des Jedi, découvertes cornéliennes (le pire des hommes est celui que Luke se doit d'aimer) ou sexuellement ambigües (la scène du baiser aura bientôt de sacrées répercutions...), complexe d'Oedipe en formation (il va falloir tuer le père). Et nous de jubiler face à cette merveille du 7ème art qui nous transportera comme aucun autre film, science-fictionnel ou terre à terre, ne le fera. Il n'y a rien à dire ni à redire face à ce monument, objet de culte et véritable naissance d'une saga qui ira bien plus loin que tous ce que l'on peut imaginer : la création d'une nouvelle religion cinématographique, avec ses rituels, ses secrets, ses alcôves, ses dieux et ses adeptes (votre serviteur...).

Pour le reste, c'est-à-dire les détails, référez-vous à la critique de l'épisode 4, on y retrouve tout : l'universalité, le traitement historique de la guerre (les tranchées de Hoth), les personnages à la psychologie complexe, la tentation du mal plus présente que jamais, les hommages et autres références, la technique -en mieux !- ; ajoutez l'apprentissage de Luke et la première apparition d'un élément clé de la saga : Yoda. Ainsi que l'établissement de la Force comme une véritable religion (le côté obscur représenterait le fanatisme ?). Personne n'a oublié les images de ce film : Jabba, Hoth et le combat contre les quadripodes, Dagobah et ses marais, le combat Luke / Vador et ces dialogues qui sont entrés dans l'histoire du cinéma (sans parler de l'humour plus réussi que dans n'importe quel autre épisode ; à travers le fabuleux personnage de Solo). Pour moi, c'est le plus abouti.