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X-men : Apocalypse

Bryan SINGER
(12)

"C'est toujours le 3ème épisode le plus mauvais"... même chez les X-men. La saga s'essouffle, même si elle a encore de beaux restes, mais cette fois elle est trahie par un fond fragile et un peu facile ; à l'image du sort du manoir dans l'histoire. Car il y a bien deux aspects distincts et facilement dissociables : le fond et la forme. Classique. La 1ère scène donne le ton sur les deux tableaux et laisse envisager le meilleur : ça restera puissant visuellement, un peu trop à mon goût peut-être (on retombe dans les affres de X-men 3), orchestré par le maître absolu en la matière (J. Dykstra). Beau, bon et un peu indigeste sur la fin : comme si le film avait les yeux plus gros que le ventre. Mais c'est surtout dans le fond que l'oeuvre ne m'a pas toujours convaincu, essentiellement la dernière partie. Pourquoi ? Pour différentes raisons : parce qu'ils ont voulu s'engouffrer dans la brêche religieuse mais se sont complètement emmêlés les pinceaux : Apocalypse représente plus le Diable que Yahweh (sic !), ses origines égyptiennes en fond un drôle de medley et on notera quelques influences islamiques très mal intégrées (la substitution par des idoles). Ce n'est pas un film intellectuel ni une oeuvre de vulgarisation théologique me direz-vous ? Oui, mais ajoutez un peu de profondeur à un blockbuster le légitimise à mes yeux. Ensuite parce que ce méchant est difficile à cerner : ses pouvoirs sont aussi immenses que flous, mal employés, car on le sent tout puissant mais un peu long à dégainer. D'ailleurs quand on y pense son sens des priorités est assez étrange : il est entré dans le Cerebro, connaît ses jeunes et inexpérimentés ennemis et les sous-estime tellement qu'il se lance dans ses desseins funestes avant de les éliminer d'un revers de la main. Et puis au fond la trame est vieille comme le cinéma : le bad guy veut dominer le monde. Point barre. Les liens avec la 1ère saga et les spinoff sont parfois un peu tenus, ceux concernant la création de Wolverine mais également les origines de Magneto. Il manque une thématique plus forte, plus claire, plus profonde, de belles scènes comme celle d'Erik. Ca reste un film agréable à suivre, à la réalisation propre bien que sans génie (et pourtant...), linéaire mais sachant entraîner un plaisir sans doute un peu coupable. Et le placement du "The four horsemen" de Metallica est excellent.


 

La critique des internautes
 




NOTE : -/20