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Deadpool

Tim MILLER
(15-16)

Donner un bon coup de booster plutôt que réinventer un genre. Ce film est la preuve évidente que les super-héros ont encore de beaux jours devant eux, puisqu'ils savent (leurs scénaristes) ne pas se répéter inlassablement. Après un générique des plus surprenants, un peu lourd mais jouant sur la corde de l'auto-critique, Deadpool va limer les codes inhérents aux films de super-héros : soulignant les structures et prouvant que l'oeuvre est consciente des limites du genre qu'il sert, se permettant absolument tout ce que les autres héros refusent de faire, dans un but évident : rameuter le plus jeune public, celui qui grandira avec eux et surtout celui qui reste très friand des produits dérivés ! De là à dire que l'approche de cette oeuvre est intelligente, il n'y a qu'un pas : on n'évitera pas la violence (Ghost rider, voir le Punisher, peuvent aller se rhabiller), le gore assumé, les punchlines à la mitraillette et complètement réussies (Tony Stark va être jaloux), la grossierté (Steve Rogers en a rougi), des clins d'oeil à foison au cinéma en tout genre (mon préféré restera 127 heures !) et plus particulièrement aux X-men et une complicité avec le public qui prouve à la fois la conscience du film et son côté définitivement désinvolte. Et la force du film est là : j'ai mouillé mon caleçon à force de rire aux éclats et je crois que je ne m'étais pas autant boyauté depuis Very bad trip, premier du nom. Parfait anti-héros qui possède ses propres originalités (c'est le méchant qui est responsable de son état, d'où un lien étrange qui se noue avec lui), loin d'être étouffé par la multiplication des références, parfaitement intégrées dans le récit, et se permettant même d'être un "origin movie" original puisque se déclinant en flashbacks. Il en fait trop ? Mais c'est exactement ce que l'on attendait de lui. Ses limites ? Sur le fond ça reste une lutte simplette entre lui et le méchant, sans intrigue aucune, les héros secondaires restent des faire-valoir. La réalisation n'a rien de géniale mais elle participe à dynamiter l'ensemble et surprend même par son étonnante maîtrise (Miller n'a fait que des court-métrages). Mais le regard extérieur sur le genre, jusqu'aux très attendues scènes post-génériques, apporte une réflexion sur l'industrie qui crée ses héros par dizaines, sur des trames similaires (le film aurait pu pousser le bouchon plus loin sur l'intrigue) ; Deadpool révèle au grand jour un R. Reynolds qui ne m'avait encore que rarement convaincu (seulement dans Captives, en fait). Mais en mettant à jour les défauts d'un genre, ce film signe-t-il, finalement, la fin des super-héros tel qu'on les connait ou plutôt leur renaissance ??? Vu le succès...

 

La critique des internautes
 

Deadpool, nouvelle production Marvel qui nous introduit un nouveau personnage anti heros trash et vulgaire à souhait campé par le très convaincant Ryan Reynolds. La structure narrative d'ensemble reprend les mêmes caractéristiques des films Marvel à savoir une première partie nous dévoilant les origines de Deadpool (flashback très astucieux) son principal ennemi : Ajax campé par Ed Skrein et enfin une seconde partie qui verra un affrontement entre Deadpool et ses ennemis avec scènes stations et sanguinolantes à souhait. Trash ; vulgarité ; blagues potaches se succèdent non stop dans cette production et la galerie de personnages secondaires : Colossus ; Angel Dust s'incorporent bien dans le film. Cependant on ne comprend pas bien ce qui relie Deadpool aux autres personnages X-men et le côté obscène quasiment tout le film peut lasser. Anoter la très bonne bande son.


NOTE : 13/20

John