Editorial
Filmographies
Le coin fantastique
Mail
Liens

 

Transformers

Michael BAY
(6-7)

Tu es beau comme 150 millions de dollars... car Bay est le plus fameux (fumeux ?) recycleur de série B en série A.Quand la bande-annonce nous laissait entrevoir un film, sinon sérieux, mais plutôt adulte, intense et aux scènes détonantes, voilà le résultat : un produit pour pré-ados (humour léger bien qu'il fasse parfois mouche, des personnages stéréotypés presque à l'extrême) au montage très "film catastrophe" (genre qu'il n'est pas puisque les destructions n'ont rien de si extraordinaires...), au scénario qui ressemble à une partie de "Risk" (vu en tant que spectateur, donc) et un réalisateur qui se laisse béatement guidé par la perfection de ses effets spéciaux (combien d'années le resteront-ils ?) et se limite à des plans sur fond de soleil couchant en guise de recherche visuelle (le seul plan du robot qui se métamorphose au ralenti au-dessus de la tête d'une quidam effarée nous laisse voir ce que l'on aurait mérité... snif !). Mais bon sang pourquoi ne pas s'être engouffré dans la brêche du mimétisme de ses machines pour accroitre la tension et ne pas se laissez assoupir par un film sans aucun suspens formel ? Pourquoi ne pas avoir développé les concepts du "robosapien", d'invasion de la technologie et son remplacement de l'espèce humaine dans un vrai gros film catastrophe et de SF intelligent ? Même l'idée de la technologie ET expliquant l'avancée soudaine du monde lors du dernier 20ème siècle se prétait à un plus ample développement. Pourquoi les scénaristes ne se permettent-ils pas plus de méchanceté (Hasbro ?), de violence (où sont les milliers de morts ?), d'émotion (sauf si un simple robot vous émeut...) et d'intensité autre que celles des FX ? Mais, non : rien. Plus on y pense et moins l'on a de souvenir de ce pauvre film... Hélas !