Transformers |
(6-7) |
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Tu es beau comme 150 millions de dollars... car Bay
est le plus fameux (fumeux ?) recycleur de série B en série
A.Quand la bande-annonce nous laissait entrevoir un film, sinon sérieux,
mais plutôt adulte, intense et aux scènes détonantes,
voilà le résultat : un produit pour pré-ados (humour
léger bien qu'il fasse parfois mouche, des personnages stéréotypés
presque à l'extrême) au montage très "film catastrophe"
(genre qu'il n'est pas puisque les destructions n'ont rien de si extraordinaires...),
au scénario qui ressemble à une partie de "Risk"
(vu en tant que spectateur, donc) et un réalisateur qui se laisse
béatement guidé par la perfection de ses effets spéciaux
(combien d'années le resteront-ils ?) et se limite à des
plans sur fond de soleil couchant en guise de recherche visuelle (le seul
plan du robot qui se métamorphose au ralenti au-dessus de la tête
d'une quidam effarée nous laisse voir ce que l'on aurait mérité...
snif !). Mais bon sang pourquoi ne pas s'être engouffré dans
la brêche du mimétisme de ses machines pour accroitre la
tension et ne pas se laissez assoupir par un film sans aucun suspens formel
? Pourquoi ne pas avoir développé les concepts du "robosapien",
d'invasion de la technologie et son remplacement de l'espèce humaine
dans un vrai gros film catastrophe et de SF intelligent ? Même l'idée
de la technologie ET expliquant l'avancée soudaine du monde lors
du dernier 20ème siècle se prétait à un plus
ample développement. Pourquoi les scénaristes ne se permettent-ils
pas plus de méchanceté (Hasbro ?), de violence (où
sont les milliers de morts ?), d'émotion (sauf si un simple robot
vous émeut...) et d'intensité autre que celles des FX ?
Mais, non : rien. Plus on y pense et moins l'on a de souvenir de ce pauvre
film... Hélas ! |
| La critique des internautes |
| Après l’échec commercial
du pourtant très bon « The Island » , Michael Bay revoit
ses ambitions artistiques à la baisse et revient à un cinéma
de divertissement dans la lignée de ses précédents
films , toujours produit par Steven Spielberg , Bay porte à l’écran
la célèbre gamme de jouet , pour un film qui parait être
taillé sur mesure pour cet amateur de la pyrotechnie et la destruction
massive. Personnellement j’ai toujours éprouvé une
vraie sympathie pour le cinéma de Bay souvent maladroit narrativement
, bourré de défauts mais aussi sincère et généreux
dans son spectacle. « Transformers » constitue une forme de tournant dans sa filmographie parce que jamais le cinéaste n’a semblé aussi libre dans ce qu’il faisait et n’a jamais autant mis la dose niveau action ( plus encore que dans « Bad Boys 2 » ). Le scénario est minimaliste , la mythologie édifiée ne passionne pas , les personnages ne sont pas développés mais la première surprise vient de Shia LaBeouf qui se pose en véritable alter-ego du cinéaste , énergique et plein de gouaille il impose son charisme et donne du crédit à des scènes comique sur un mode teen-movie qui fonctionne en équation avec le reste. Bay trouve un équilibre entre ces scènes comique et des scènes d’actions qui brillent par la qualité des effets spéciaux mais aussi propose un plaisir maximum grâce au style de Bay qui divisera toujours mais a une efficacité maximum assurément , avec son sens de l’image et de la technique qui font mouche , Bay offre un spectacle impressionnant visuellement notamment une dernière demi-heure d’action quasi non stop furieusement jouissive. Ce n’est pas ce film qui réconciliera Bay avec ses détracteurs mais derrière le spectacle aussi vain , stupide qu’il pourra sembler à certains on décèle une part e la personnalité de Bay au détours de quelques répliques idées , plans qui rendraient presque son film touchant , en tout cas une sincérité apparente ressort et rajoute à la cote de sympathie pour le bonhomme et pour son film. Un Blockbuster ultra-spectaculaire équilibré entre action et humour , singulier du cinéma de son réalisateur et porté par un acteur explosif qui fait merveille dans ce projet. NOTE : 16/20 UNKUT |