Le
silence des agneaux |
(17-18) |
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Encore un routier de chez Corman qui rentre dans la
cour des grands, sauf que lui, il a mis 20 ans pour être reconnu.
Résultat : une merveille 5 fois oscarisée, adulée
par la critique et le public. Une histoire cruelle et vécut de
l’intérieur, une histoire de manipulation que le jeu subtile
de la réalisation (les regards…) nous fait ressentir de façon
vibrante. Les personnages sont décrits avec force de détails,
ils possèdent une personnalité effroyablement original et
intéressante à étudier. Voilà un film qui
séduit notre penchant naturel pour le morbide, notre attirance
pour le mal, fascinant, implacable ; Anthony Hopkins trouve là
le rôle le plus marquant de sa grande carrière, un monstre
aussi terrifiant que palpable. Même le compositeur attitré
de Cronenberg apporte sa contribution maléfique à cette
œuvre envoutante. Du grand art et une belle leçon de Cinéma
; avec un grand C. |