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Le silence des agneaux

Jonathan DEMME
(17-18)

Encore un routier de chez Corman qui rentre dans la cour des grands, sauf que lui, il a mis 20 ans pour être reconnu. Résultat : une merveille 5 fois oscarisée, adulée par la critique et le public. Une histoire cruelle et vécut de l’intérieur, une histoire de manipulation que le jeu subtile de la réalisation (les regards…) nous fait ressentir de façon vibrante. Les personnages sont décrits avec force de détails, ils possèdent une personnalité effroyablement original et intéressante à étudier. Voilà un film qui séduit notre penchant naturel pour le morbide, notre attirance pour le mal, fascinant, implacable ; Anthony Hopkins trouve là le rôle le plus marquant de sa grande carrière, un monstre aussi terrifiant que palpable. Même le compositeur attitré de Cronenberg apporte sa contribution maléfique à cette œuvre envoutante. Du grand art et une belle leçon de Cinéma ; avec un grand C.