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Le monde de Nemo

Andrew STANTON
(15-16)

Plus qu'une critique, essayons d'analyser le raisons de ce succès international. De l'humour accessible au plus grand nombre pour une détente assurée et des rires mémorables, des couleurs flashies et un monde sous-marin assez féérique, une histoire basée sur un troma et une trame classique qui a déjà fait ses preuves (l'enfant seul mais aidé -un peu détourné et dédoublé ici- comme dans Bambi, Le livre de la jungle, Le roi lion, Pinocchio, Alice, Tarzan...etc), de l'animation top niveau (ah ! ces bancs de poissons, tous ces mouvements sous-marin...), une aventure pimentée, rocambolesque, énergique, variée et agrémentée d'une galerie de personnages éclatants ; et une fin dont on connait le dénouement... mais pas le traitement. Bref, on reconnait Disney (j'allais oublier les coups de semonces : la force des liens familiaux, le courage, l'entre-aide, le "quand on veut on peut") mais on ne fait pas plus tonic, plus frais, plus excitant, on apprécie la qualité du produit, la perspicacité des dialogues (un lapsus à ma droite, des mouettes hilarantes à ma gauche et un gimmick croustillant au centre -le poisson qui perd la mémoire), l'absence de chansons et les déviances que ne se serait pas permis le grand Walt (la scène du faux pet... imaginez-la dans Bambi... ça le fait moins, hein ?). Non, décidément ils sont trop fort... sauf sur la réalisation peut-être, où ça flaire un peu l'aquarium ; c'est moins osée que le reste, plutôt.