Matrix
revolutions |
(15-16) |
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Plus homogène, plus direct, plus cohérent,
ce troisième segment va droit au but : d'un côté il
y a les machines qui menacent le dernier rempart de la liberté
humaine, et de l'autre les combattants humains qui veulent sauver l'humanité
de l'esclavage des machines. Ce Matrix ressemble au 3/4 à un space
opera (science-fiction + film de guerre), entre "Aliens"
(les aliens sont des machines, les Ripley se battent dans des robots au
look inspirés, c'est sombre...) et "Starship
troopers" pour les scènes de combats. Et je ne vous parle
pas (enfin, si !) des effets spéciaux alliant gigantisme hors-norme
et beauté plastique (les décors très cyber-punks
et les engins au look "rouillé") et artistique. La surprise
nous vient du fait que l'on attend les combats à main nue... mais
qu'il n'y en a qu'un seul, et de taille, à la fin : une folie visuelle
remarquable qui vous explosera à la figure pour un peu que vous
ayez compris le principe... Pour le 1/4 restant on oublie la philosophie
peu maniable donc très confuse et mal intégrée à
l'ensemble comme dans le précédent épisode (a contrario
du premier tome) et on reste dans des réflexions plus simples mais
toutes aussi passionnantes, plus axées sur la (les) religion (s)
(avez-vous remarqué les nombreuses ethnies qui défilent
dans ce film ?). Et ça passe très bien même si on
atteint pas les sommets et que le film reste une oeuvre de baston terrible
mais qui n'oublie pas, pour autant, d'être intelligente. La fin
est logique, donc pas toute rose, et c'est tant mieux. |