Starship
troopers |
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Avouons que dans un premier temps ça défoule
vraiment : uen production de 80 $ se permettant des gros plans sur des
têtes fracassées, cervelles, décapitations, montrant
des charniers humains… fallait oser. Par contre… que reste-t-il
d’autre après : un film qui oscille à tout va. De
belles références (les films de guerre, « Alamo »,
« Full metal jacket ») mais creux entre mis (la fin est décevante
et à chier). De l’action proprement époustouflante
mais une critique un peu fraiche, assez gauche même, chiquée.
Une ambiguité : la guerre est bonne mais ce qui est autour (propagande,
armée, médias) respire l’absurdité. Entre niais,
pas toujours voulu d’ailleurs, et effets tapageurs, on attendait
un Verhoeven aggressif envers tous ces héros de pacotille, un scénar
plus solide… A demi-déçu on retiendra une scène
superbe (« elle m’a tout donné) très grainçante
qet qui montre ce que le film aurait pu être, autre chose qu’une
excitante boucherie, jouissive au possible. A la fin le héros est
sauf… mais guère sain. « Robocop » est déjà
loin et le cynisme évaporé avec la happy end. Mais où
est donc le développement de cette putain d’histoire ? Car
ici tout est offert au Dieu de la violence : l’aspect sitcom du
début sert à trancher avec la puissance de la suite et c’est
ici (une vue provocante mais un peu globale) que le film prend son envol.
A l’heure où Wendres s’interroge, Verhoeven met les
bouchées doubles et rentre dans le lard. |