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Starship troopers

Paul VERHOEVEN
(12)

Avouons que dans un premier temps ça défoule vraiment : uen production de 80 $ se permettant des gros plans sur des têtes fracassées, cervelles, décapitations, montrant des charniers humains… fallait oser. Par contre… que reste-t-il d’autre après : un film qui oscille à tout va. De belles références (les films de guerre, « Alamo », « Full metal jacket ») mais creux entre mis (la fin est décevante et à chier). De l’action proprement époustouflante mais une critique un peu fraiche, assez gauche même, chiquée. Une ambiguité : la guerre est bonne mais ce qui est autour (propagande, armée, médias) respire l’absurdité. Entre niais, pas toujours voulu d’ailleurs, et effets tapageurs, on attendait un Verhoeven aggressif envers tous ces héros de pacotille, un scénar plus solide… A demi-déçu on retiendra une scène superbe (« elle m’a tout donné) très grainçante qet qui montre ce que le film aurait pu être, autre chose qu’une excitante boucherie, jouissive au possible. A la fin le héros est sauf… mais guère sain. « Robocop » est déjà loin et le cynisme évaporé avec la happy end. Mais où est donc le développement de cette putain d’histoire ? Car ici tout est offert au Dieu de la violence : l’aspect sitcom du début sert à trancher avec la puissance de la suite et c’est ici (une vue provocante mais un peu globale) que le film prend son envol. A l’heure où Wendres s’interroge, Verhoeven met les bouchées doubles et rentre dans le lard.