Harry
Potter à l'école des sorciers |
(17-18) |
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Voyage au pays de la magie (et tout ça près
de chez vous !) et dépaysement total. Je comprends tout à
fait le succès et l'engouement qu’il y a eu pour ce livre
(film) tant sa structure nous change vraiment (enfin !) des vieux schémas
appliquer à 90 % des oeuvres destinées aux enfants (combat
Bien/Mal, bons/méchants, petits problèmes quotidiens et
humour photocopié) ; Les gosses du monde entier ont découvert
ce monde (bien plus que l’intrigue, reléguée au plan
secondaire –bon titre français pour une fois- la présentation
est largement mise en avant et c’est tant mieux), hébétés,
mystifiés, ils ont suivi ce qui reste avant tout un simple voyage
en terre inconnue, un voyage fascinant, plein de ces mystères que
l’on croyait bel et bien disparus de la littérature (du cinéma)
de jeunesse, peuplé de personnages aussi nombreux que riches (les
héros ont des lunettes, sont rouquins et premier de la classe,
le « mauvais rôle » échoue à un beau blondinet).
Car tout réside dans ces personnages et leurs histoires parallèles
que l’on pourrait développer à loisir, dans ce vocabulaire
réservé aux véritables initiés, dans ces règles
qui régissent avec crédibilité tout un univers, ces
créatures et ces espèces légendaires (excellente
réappropriation des vieux mythes comme les Trolls –génial
ce Troll !-, les Goblins, les vampires, les dragons, les fantômes,
les plantes carnivores, les sorciers, les licornes, les centaures ou encore
le chien à 3 têtes), ses lieux (Poudlard est fascinant...)
et ces objets aussi divers que riches, aussi réels qu’empreint
de légende. Alors comment ne pas penser, avec ces allures de saga,
de sérial, que ce film comble un vide de 25 ans... celui laisser
par une autre saga à la richesse foisonnante : Star
Wars (d’ailleurs le vide sera doublement comblé cette
année là avec la sortie du Seigneur
des Anneaux). Ce sera à n’en point douter le Star Wars
de la prochaine génération. Ajoutons que le film ne tient
pas seulement dans la puissance de son univers évocateur mais également
grâce à un scénario vraiment bien agencé. Passons
vite sur deux scènes un peu raté (le jeu et le final) et
replongeons-nous dans ce qui est encore pour moi un rêve d’enfant
en long métrage. Et en plus c’est le premier bon film de
Colombus ! |