Harry
Potter et le prisonnier d'Azkaban |
(15-16) |
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Rassurez-vous, tout est bel et bien là : la ré-appropriation
de divers mythes (par exemple le loup-garou ; pour les enfants, c'est
une première approche intéressante), les décors merveilleux
(Poudlard, bien sûr, mais également une fabuleuse pension)
qui vont de pair avec un grand soin des moindres détails (un régal
absolu pour les yeux !), une imagination sans faille qui laisse admiratif,
de nouveaux profs et des cours très spéciaux, de la magie
et des FX à couper le souffle (Buck est une merveille)...etc. Bref
: une certaine routine qui s'installe peu à peu. C'est peut-être
là que le bas blesse : on rentre moins vite une histoire qui commence
à nous sembler trop famillière (les bad boys font les bad
boys et rien de plus, les personnages principaux n'ont pas bien plus évolué,
la nouvelle prof parait bien fade et peu utile...). Heureusement, le scénario
se refait intelligemment une santé en seconde partie, se jouant
justement de cet ennui qui a été le notre, et entraine dans
son sillage une partie des éléments précédents
que l'on croyait sans importance et retournant des situations que l'on
imaginait acquises. Le mythe Harry Potter avance, un peu plus sombre il
est vrai mais pas tant que celà (l'ombre de la mort plâne
un peu, la peur est plus présente, la photo s'assombrit, se fait
pluvieuse), Cuaron est un peu noyé dans le flôt potterien
et son talent à discerner l'adolescence ne s'exprime pas beaucoup
même si son travail est particulièrement soigné. Attention...
attention à ne pas trop ronronner Mr Potter... |