Equilibrium |
Kurt WIMMER |
(12) |
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On pense d'emblée à 1981 (la toute première
scène !) d'Orwell et, forcément à Fahrenheit
451 et THX 1138. Et cette impression
ne nous quitera plus... Ici ce sont les émotions que l'on brûle,
ainsi que tout ce qui les suscite (art,...), et l'on retrouve toutes les
caractéristiques des sociétés fascistes : société
policée, culte de la personnalité, destruction du savoir...etc.
Le film est une charge contre une certaine forme d'idéalisme et
de bonheur : enlevé l'émotion à l'homme afin de contrer
la violence dans toute son étendue, et il devient une machine,
un simple animal, sans raison d'exister, vide, esclave de son apparente
perfection.C'est une bonne réflexion, mais on l'a déjà
vu, déjà entendu et le film ne parvient pas vraiment à
sortir du giron de ses illustres modèles : la faute à une
thèse certainement trop scolaire et artificiellement appliquée
; c'est plus une explication de texte qu'un film à part entière.
On est d'autant plus déçu que -même si ça fonctionne-
ses faux airs de Matrix (les combats) nuisent
au sérieux du discours... c'est produit par Jan
De Bont ! |