Editorial
Filmographies
Le coin fantastique
Mail
Liens

 

Equilibrium

Kurt WIMMER
(12)

On pense d'emblée à 1984 (la toute première scène !) d'Orwell et, forcément à Fahrenheit 451 et THX 1138. Et cette impression ne nous quitera plus... Ici ce sont les émotions que l'on brûle, ainsi que tout ce qui les suscite (art,...), et l'on retrouve toutes les caractéristiques des sociétés fascistes : société policée, culte de la personnalité, destruction du savoir...etc. Le film est une charge contre une certaine forme d'idéalisme et de bonheur : enlevé l'émotion à l'homme afin de contrer la violence dans toute son étendue, et il devient une machine, un simple animal, sans raison d'exister, vide, esclave de son apparente perfection.C'est une bonne réflexion, mais on l'a déjà vu, déjà entendu et le film ne parvient pas vraiment à sortir du giron de ses illustres modèles : la faute à une thèse certainement trop scolaire et artificiellement appliquée ; c'est plus une explication de texte qu'un film à part entière. On est d'autant plus déçu que -même si ça fonctionne- ses faux airs de Matrix (les combats) nuisent au sérieux du discours... c'est produit par Jan De Bont !

Wimmer est également l'auteur de Ultraviolet.