Editorial
Filmographies
Le coin fantastique
Mail
Liens

 

Annabelle
Budget = 6,5 M$
BOX OFFICE France = 926 / 78 834 - 513 000 - 1 538 000 entrées
BOX OFFICE USA = 37,1 / 84,3 M$
BOX OFFICE Monde = 256,9 M$
 

Si Chuchy et Annabelle sont réunis de par l'explication de leur envoûtement, toutes comparaisons s'arrêtent ici ; et le film aurait du mal à parvenir à l'épaule de son modèle (Conjuring) de par son statut spin off, sa mise en chantier aussi rapide que commercial. Par contre je salivais déjà à l'idée de critiquer le travail de Leonetti -dont la réalisation n'est pas la tasse de thé- et je m'en mords un peu les doigts : car au gré de plans longs ou judicieusement découpés, d'une certaine élégance visuelle et de travellings verticaux joliment déballés, le monsieur sait surprendre. Par contre le scénario est à la hauteur de nos "espérances" : un sous-produit de la saga déjà rabâcheuse qu'est "Paranormal activity" ; un film de maison hantée lambda et bas du plafond. Car plutôt que d'innover un tant soit peu, d'aborder le sujet par l'angle du mystère sur les origines de la poupée, tout est clair (donc profondément pénible) dès le début. L'histoire suivra un chemin tout tracé plutôt que d'essayer de dévier au risque de surpendre (pourquoi pas une poupée qui passe de main en main ? Qui influe non plus sur les objets mais sur les âmes des membres de la famille ?). Le film se fourvoie en imaginant la venue d'un fantôme puisque la seule poupée ne parait plus suffisante pour effrayer le quidam à la mémoire pourtant très courte. Voici donc le festival habituel et laborieux de portes qui se ferment, de poupée qui réapparait après avoir été jeté (le pompon !), d'aide théologique sans intéret et autres évènements poussant irrémédiablement à l'assoupissement du spectateur, même le moins averti en la matière. Une vulgaire malédiction rigide qui, cerise sur le gâteau, désamorce toutes les scènes à potentiel pour éviter d'en faire un film trop dur (Cf. la scène où la mère prend la poupée dans le berceau : on aurait pu imaginer une seconde qu'elle ne se rende pas compte qu'elle était en train de secouer son propre enfant ! Ou encore l'agaçante manie de molester les seconds rôles plutôt que les "stars" du film). Le fameux "5" de la note n'est qu'une appréciation purement technique : pour le reste c'est aussi vide qu'insultant.

NOTE : 5 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

-