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Mission : Impossible - Fallout
Budget = 178 M$
BOX OFFICE France = 3 567 / 280 395 - 1 170 000 - (1 870 000) entrées
BOX OFFICE USA = 61,2 / (162,0) M$
BOX OFFICE Monde = (437,6) M$
 

Tout débute par une introduction des plus classiques, limite ringarde puisque cousue de fil blanc et loin de l'éclat de la scène de l'épisode précédent ; mais elle apporte la thématique qui va traverser le film. Et ce sera pourtant là mon principal regret : que McQuarrie -scénariste- n'aille pas au bout de son idée...
Si cet opus 6 est aussi bon que Rogue nation c'est que l'on sent une certaine alchimie positive dans l'équipe : la réalisation est un somptueux travail tout en profondeur de champ (même lors des scènes posées et plus simples), de l'action filmée avec une lisibilité maximum et des plans que l'on a pas forcément coutume de voir dans des blockbusters hollywoodiens (le traveling sous la haie d'arbres). On y retrouve les codes de M : I : les gadgets improbables et forcément hyper excitants, son lot de cascades parfaitement millimètrées et suffisamment percutantes pour que l'on s'accroche à son siège, une intrigue classique qui se met doucement en place mais rebondit souvent -parfois trop artificiellement mais en respectant une certaine logique (Hunt avait déjà muté dans la droite lignée de son confrère 007 dans RN). Le scénario est solide et parfaitement claire, c'est un "spy movie" très bien composé de trahisons multiples, de surprises efficaces, de jolis faux semblants et d'un suspens attendu mais redoutable car ingénieuseusement chronométré.
Alors il me reste à évoquer quelques déceptions : le film paraissait se lancer dans un discours où triomphait la moralité implacable de E. Hunt sur toute organisation humaine, qu'elle soit gouvernementale ou terroriste... mais le sujet était sans doute trop osé et casse-gueule...
Sur le fond et la forme M:I 6 reste toutefois d'un grand classicisme derrière ses ruades scénaristiques : finalement Hunt doit (encore) éviter une catastrophe nucléaire et derrière cela ça ronronne un peu. Entre moults sauvetages in extremis et trop souvent douteux (le retour de la girlftiend, Walker qui déboule dans l'antre de la veuve sans bracelet de contrôle, l'exfiltrage de Hunt dans Paris qui est franchement grossier,...etc), bombes prêtes à exploser, à la seconde prêt (même si clin d'oeil il y a) et engins qui stoppent pile poil au bord du précipice.
On va tout de même pas se plaindre : on en prend plein les yeux, on en a pour notre argent et H. Cavill sort enfin de ses gonds.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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