Shining |
(19-20) |
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Tout d’abord je crois qu’il est clair que
si Kubrick s’est servi du roman de King uniquement en tant que matière
première (déjà bien évocatrice) c’est
tout à son honneur. Et puis Kubrick a su en retiré quelques
chose de plus profond, restant maitre et seul maitre de son sujet : c’est
SA vision. La réussite du scénario, sa subtilité
dans la description des personnages et de la folie, les séquences
oniriques, l’épouvante, en incombe pour une grande part au
Maitre. Crédibilité des images, peur à haute dose
d’adrénaline, ambiance glauque et terrifiante… tout
est agencé au millimètre près afin d’hypnotiser
le spactateur, le libérer de son incrédulité naturelle
et le prendre à la gorge. Une réussite incontestable. Secondo,
l’histoire tient la route parce que Kubrick a su la magnifier par
ses images et son habileté à rendre un récit aussi
vivant. Inoubliable transition entre le labyrinthe et sa maquette, inoubliable
gosse sur son tricycle déboulant dans des couloirs vides et interminables,
inoubliable poursuite finale, inoubliable image du flot de sang vomit
par l’ascenseur. Une utilisation de la steadycam qui fera de nombreux
émules et d’où découle une maitrise de l’espace
totale et réappropriée pour un film de genre qui ne ressemble
à aucun autre. Enfin, n’oublions pas quand même cet
acteur homérique qu’est Nicholson : qui d’autre aurait
pu nous donner une interprétation de la folie aussi vivace et hallucinée
? Après avoir vu « Simetierre » on se demande pourquoi
il existe tant de mauvaise adaptation de King. |