Predators |
(10-11) |
|
L'exercice du reboot est potentiellement intéressant
(donner une seconde chance à une licence désuette ou médiocre,
offrir une relecture d'un autre niveau...etc) et tout aussi casse-gueule
et opportuniste (chercher un public déjà conquis et se servir
de bases déjà existantes pour ne pas trop se casser la tête).
Predators est donc une série B affirmée au concept de prime
abord savoureux qui nous envoie aux meilleures idées de cross over
entre deux bad-guys : plutôt bandant et prometteur. On sait pourtant
exactement ce qu'il va se passer et plus ou moins comment tout cela va
finir et avec qui... mais l'intéret de la découverte de
ce monde et de cette nouvelle histoire est bel et bien là ; et
c'est grâce à de l'action non-stop, une absence remarquée
de réflexion (des êtres humains balancés sur une autre
planète seraient sans doute vraiment désorientés...),
un clin d'oeil à l'original et surtout un scénario malin
comme un petit singe, fourmillant de rebondissements appropriés,
nous empéchant de nous assoupir. Ajoutez le personnage fabuleux
de Fishburne (les autres restent trop survolés) et vous obtenez
un action movie des plus fréquentable. Après, si l'on fouille
un peu, ce cross over reste le remake inavoué de Predator
(une jungle, une proie, un tueur, de la baston), maquillé par un
changement de lieu sans grande importance et une simple surenchère
de vistimes et de chasseurs ; le final est particulièrement décevant...
Antal a enfin réussi son examen de passage : son travail est soigné. |