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Predators

Nimrod ANTAL
(10-11)

L'exercice du reboot est potentiellement intéressant (donner une seconde chance à une licence désuette ou médiocre, offrir une relecture d'un autre niveau...etc) et tout aussi casse-gueule et opportuniste (chercher un public déjà conquis et se servir de bases déjà existantes pour ne pas trop se casser la tête). Predators est donc une série B affirmée au concept de prime abord savoureux qui nous envoie aux meilleures idées de cross over entre deux bad-guys : plutôt bandant et prometteur. On sait pourtant exactement ce qu'il va se passer et plus ou moins comment tout cela va finir et avec qui... mais l'intéret de la découverte de ce monde et de cette nouvelle histoire est bel et bien là ; et c'est grâce à de l'action non-stop, une absence remarquée de réflexion (des êtres humains balancés sur une autre planète seraient sans doute vraiment désorientés...), un clin d'oeil à l'original et surtout un scénario malin comme un petit singe, fourmillant de rebondissements appropriés, nous empéchant de nous assoupir. Ajoutez le personnage fabuleux de Fishburne (les autres restent trop survolés) et vous obtenez un action movie des plus fréquentable. Après, si l'on fouille un peu, ce cross over reste le remake inavoué de Predator (une jungle, une proie, un tueur, de la baston), maquillé par un changement de lieu sans grande importance et une simple surenchère de vistimes et de chasseurs ; le final est particulièrement décevant... Antal a enfin réussi son examen de passage : son travail est soigné.