Massacre
à la tronçonneuse |
(17-18) |
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Pourquoi la réputation de ce film est-elle d’être
affreusement et abusivement sanglant ? Aucune idée… Par contre
nous sommes bien en présence d’une merveille dans le genre
film d’atmosphère. Carrément carnassier ! Peut-être
un peu lent parfois, je dirais plutôt contemplatif et c’est
ce qui le rend abominable, c’est une œuvre brulante comme le
soleil du Texas. L’atmosphère y est corrosive à cause
de cette photo amplement sâle, à la limite de l’amateurisme
voulu, de l’ambiance 16 mn – peloche granuleuse, l’écran
fini par transpirer, par puer, à l’image de ces personnages
frappés et graisseux qui se servent des touristes comme d’une
matière première… dérangeant, crédibles,
maladifs. L’histoire est puissante et tellement terre à terre,
la bande son stridente comme une lame de tronçonneuse glissant
sur des os, permet, au-delà du visuel étouffant et d’une
histoire monstrueuse, de sentir la présence de ces malades et de
leur macchabées putrides. Hooper se la joue docu, il met sa caméra
dans des endroits insolites et moches pour finir de monter l’ambiance
immonde de son film. On est dégouter, c’est évident,
mais c’est tout là la réussite abominable de ce film
(à l’image du « Satyricon » de Fellini). |