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Massacre à la tronçonneuse : le commencement

Jonathan LIEBESMAN
(8-9)

Leatherface, qui es-tu ? Fermeture d'abattoir, départ pour le Vietnam, origine sociale d'une dégénérescence, photo chaude et aux couleurs de viande avariée, clins d'oeil au chef-d'oeuvre de Hooper et mise en place des liens qui vont l'unir à l'épisode suivant. Il y avait tout pour en faire une oeuvre bouillonnante, dans la droite lignée du maitre. Mais le film prend vite son rythme de croisière, fait exactement ce qu'on attend de lui, la routine d'un survival sans plus de légitimité que ça, un film qui tourne sur lui-même, tout crade qu'il est, obligé à des débordements sanguinolants pour dégoûter le chaland et au risque de devenir grand-guignolesque, soit le contraire de l'esprit du film originel. Rien n'y fait : le film est encore trop travaillé, pas assez spontané, trop mis en scène et pas assez intense, trop gore (je ne me plaint qu'à moitié...) pour pouvoir se mesurer dignement à son illustre et inégalé ancêtre. Arrêtez...