Incassable |
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Notre première déception est due à
l’inévitable comparaison avec le « Sixième
sens ». La seconde est entièrement due à l’écriture
cafouilleuse, grossière, pleines d’heureuses coïncidences
qui font avancer le film et de scènes sur lesquelles on parvient
à anticiper. La troisième déception tient au concept
: même après le final on a du mal à comprendre pourquoi
ce film a été fait ; c’est une œuvre fantastico-réaliste
qui s’évade dans des thèses franchement fantaisistes.
En fait c’est un film d’aspect grand public qui développe
une thèse universitaire ( les représentations et rôles
respectifs du bien et du mal dans l’art pictural) ; il n’y
a rien d’hollywoodien dans le placement de la caméra (cf.
la première scène en faux plan-séquence cachée
derrière un siège), le sujet et l’intrigue. Un avantage
qui, couplé à la photo (grisâtre et piquée)
et à la réalisation intense et pure, ne donne pas le meilleur
de ce que le film aurait pu être. |