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Split
Budget = 9 M$
BOX OFFICE France = 1 900 / 87 081 - 594 000 - (1 783 000) entrées
BOX OFFICE USA = 40,0 / (138,1) M$
BOX OFFICE Monde = (276,9) M$
 

Nous n'aborderons évidemment pas ici la toute dernière image du film, étonnante conclusion qui n'a rien d'un twist, mais n'est rien qu'un clin d'oeil ou plutôt un "rapprochement"... Elle ne change en rien le regard que l'on porte sur l'oeuvre mais nous laisse en émoi !
Split se plait à mélanger les genres pour se faire original et neuf, plus dans le ton que dans son traitement d'ailleurs (on notera quelques scènes plus dures à avaler que d'autres, mais très peu). Il n'empêche que le scénario sort des sentiers battus : film de kidnapping magnifié par les multiples personnalités du schizophrène, thriller aiguisé lorsque les victimes cherchent à sauver leur vie, drame psychologique lorsque l'on découvre la véritable mission de cet être habité, film d'épouvante quand il devient tendu, film de monstre lorsqu'il fleurte avec le genre fantastique, pyscho-killer et horreur, tour à tour, dans ces instants les plus trash. Le scénario se révèle petit à petit mais saura rentrer dans le vif du sujet assez tôt, peut-être trop tôt encore, découvrant le thème -surprenant- qui va nous mener jusqu'en sa conclusion. En parfait équilibre entre les moments tendus et les scènes dialoguées, l'oeuvre se concentre totalement sur ses personnages, notamment sur les "héros" (révélés par la réalisation du maître comme on le verra), entre les flashbacks et les séances de thérapeutiques, il s'avère être un thriller analytique assez fin, attachant et séduisant. Mais ne vous attendez pas non plus au scénario du siècle, même si je le répète le thème est particulièrement intéressant : par contre le film est un petit bijou de réalisation ; très variée et complètement maligne, elle délivre de menus indices lors des instants posés, logique implacable où les regards prennent le pas et l'ascendant. La caméra est habillement menée, les gros plans utilisés à bon escient, les balayages sont subtils et les champs / contre-champs parfaitement minutieux. Impossible également de ne pas parler de J. McAvoy et de sa prestation communicative où il semble prendre un immense plaisir à sortir de ses gonds, jusqu'à ce que, sans changement vestimentaire, on puisse parfaitement identifier les différentes personnalités. Split est bien plus qu'une série B, un thriller en équilibre, sexy au possible, et très efficace.

NOTE : 13-14 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : - / 20

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