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Escape game
Adam ROBITEL
Budget = 9 M$
BOX OFFICE France = 601 / 49 923 - 300 000 - (860 000) entrées
BOX OFFICE USA = 18,2 / (57,0) M$
BOX OFFICE Monde = (155,7) M$
 

Le cinéma horrifique américain a enfermé beaucoup de victimes, volontaires, ou pas... dans un mystérieux cube, une entreprise, une maison, un hagar...etc, etc. Transformant parfois cela en un piège mortel et grandeur nature (la saga Saw, Belko experiment, La maison de l'horreur) ou encore en un jeu plus ou moins macabre (The game, Nerve, pour les versions soft, les Battle royal pour les moutures plus hard ; et plus récemment Unfriended 2) ; et tout cela sur la thématique des Destination finale et le clientélisme des Hostel. Difficile de ratisser plus large que ce film : les exemples étant pléthores ce dernier s'adressera une nouvelle fois aux spectateurs amnésiques ou non-cinéphiles s'il ne prouve pas en 1h40 de temps qu'il peut explorer un domaine nouveau, trouver un angle original et sortir son épingle d'un jeu encombré.
Après une présentation "pour les nuls" des personnages, approximative, partielle, trop carrée et limpide, caricaturale et même très maladroite, on se lance à corps perdu dans le game.
Le principe, on l'a compris tout de suite : on place un groupe dans un milieu clos et et on en fait quasiment autant de futures victimes. On y ajoute quelques questions lancinantes : Qui & pourquoi ? Même si la réponse à la seconde question est par trop évidente... Alors la 1ère interrogation de spectateur qui me vient à l'esprit est de savoir pourquoi les monteurs ont tué une bonne partie du suspens dès la première scène ??? Surtout pour en faire un film au final aussi rasoir.
Simplet et trop mécanique, jamais vraiment stressant, le film utilise de façon effroyablement basique le semblant de psychologie des héros. Les scénaristes auraient vraiment gagné à creuser de ce côté pour épaissir l'ensemble et faire de leur pseudo twist un élément conséquent et profond du scénario.
Pas aussi intelligent, prenant et énigmatique que le chef-d'oeuvre du genre -auquel le film fait éminemment penser- : Cube. Reconnaissons leur pourtant un poil d'imagination, même si les énigmes sont résolues un peu trop aisément pour être crédibles... et des décors sympa vu la taille du budget. Ça se suit pour ce que c'est : une série B au principe tordu et poussif. Comme une version light de Saw, avec le même avantage : pouvoir être décliné à l'infini et donner de multiples suites...

NOTE : 8-9 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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