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Dark city

Alex PROYAS
(17-18)

Le parfait exemple de polar fantastico-science fictionnel : une réalisation brillante, gracieuse et ingénieuse à souhait, un montage sec, tonique, une photo des plus sombres que l’on puisse imaginer, au diapason avec un scénario intelligent comme on en voit peu. Une intrigue épaisse aux possiblités multiples imbriquées dans une idée des plus originales. Alors : tueur ou pas ? Pourquoi personne ne se souvient de son propre passé ? Qui sont ces extra-terrestres ? Qu’est-ce que ces implants ? Pourquoi le jour n’est plus ? Qu’est-ce que ces pouvoirs ? Qu’est-ce que cette ville labyrinthe modulable ? Un petit chef-d’œuvre aussi cauchemardesque (l’homme y est totalement manipulé) qu’envoûtant, aussi paranoïaque que l’histoire de cet homme qui recherche qui il est au milieu d’une cité de mensonges organisés, qui recherche la vérité d’un monde qui n’a sans doute jamais existé. L’apothéose mystique finale me permet de dire que cette œuvre est un pure joyau du 7ème art, aux teintes métaphysique hypnotisantes.

 

La critique des internautes
 

Soyons direct Alex Proyas est un très très grand , issu du clip le réalisateur n’a pas manqué son coup d’essai avec le magnifique The Crow, qui jouissait d’un visuel et une ambiance gothique poisseuse et somptueuse ainsi que d’une performance illuminée de Brandon Lee.
Son second opus (et meilleur à ce jour), Dark City confirme les espoirs placés en ce réalisateur et l’impose carrément comme un visionnaire hors pair.
Dans le genre Science-Fiction, Dark City est à la fois ce que l’on a vu de plus original , plus beau et plus touchant depuis très longtemps.
Commençant à la manière d’un film policier mâtiné de Science-Fiction , Proyas plonge peu à peu le spectateur dans un décor inquiétant , une ambiance à la fois troublante et teintée de poésie.
Les décors fait pour le film sont tous simplement magnifiques et parmi les plus beaux jamais vu au cinéma, et témoigne d’un génie et une véritable passion pour le genre investi en multipliant et synthétisant à merveilles les références assumées par Proyas de K.Dick à la BD en passant par Blade Runner, l’univers mis en place par Proyas est sidérant de beauté et d’inventivité.
De cela il développe à la fois une intrigue prenante et pleine de suspens mais surtout dote son récit d’une richesse et d’une beauté thématique qui touche le spectateur profondément et l’interroge sur des questions si belles que : Qu’est ce qui fait que nous sommes des humains ? Qu’est ce que l’âme ?
Il faut ajouter à cela une mise en scène virtuose de Proyas qui sait utiliser les multiples facettes de son décors sans tomber dans le tape à l’œil tout en racontant un récit prenant et nous confrontant à des personnages en quête d’une humanité qui leur est volée. Il s’appuie pour cela sur des interprètes de talent : Rufus Sewell est exceptionnel et Kiefer Sutherland surprenant et bouleversant.
Pour conclure Dark City est un film essentiel et universel, Alex Proyas un cinéaste visionnaire et virtuose.

NOTE : 19/20

UNKUT