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Brazil

Terry GILLIAM
(17-18)

Un monument ! Dans cette ville imaginaire, qui n’est pas sans rappeler notre réalité malsaine, réglée comme du papier à musique par une bureaucratie astreignante et envahissante (qui a déjà eu affaire avec la CAF ou les ASSEDIC comprendra d'autant mieux le film...), une erreur stupide causée par une vulgaire mouche fait basculer la vie d’un homme. Quand la perfection prend les apparences de la banalité, de la répétition et de lois rigides, chantre d'un certain confort rassurant et d'une sécurité asceptisante où il n'y a plus de place pour la liberté, l'imprévu et l'originalité. Si en plus cet homme est un rêveur plutôt associal, alors… Et Gilliam de dilapider à tout va la bureaucratie rigide, l’univers clos des villes-buildings, le manque d’imagination et l’abscence de rêve qui caractérise la société moderne. Donnez lui les moyens de ses ambitions (décors fabuleux) et vous êtes sûrs qu'il transformera la pellicule en une fresque magnifique et géniale… Et une fin que l’on ne pourra jamais oublier. Au fait : avez-vous bien écouté la musique du film ?