28
semaines plus tard |
Juan
Fernando FRESNADILLO |
(13-14) |
|
Après la destruction, la reconstruction... Comme
au temps de la peste, l'épidémie est éradiquée,
on réinstalle les populations dans Londres sous l'oeil vigileant
des militaires. Ce qui nous touche avant tout dans ce film, c'est l'humanité
-la basse humanité- des personnages, pas de vrais héros
de cinéma, mais des gens lâches et sans pitié. Si
le scénario est parfois un peu facile aux encoudures (à
moins que ce soit le thème du film -la famille- qui soit un peu
lourdement asséné ?), s'il aurait très bien pu ressembler
à une médiocre série B, c'est sans compter sur l'ambiance
tendue de cette oeuvre, la psychologie des personnages, sa structure évasée
qui laisse le champ assez libre (course constante), le gore qui vous carresse
dans le sens du poil, la réalisation embarquée quoiqu'un
peu trop frénétique et une bonne frousse pour un spectateur
qui sera toujours surpris, joliment malmené et fragilisé.
Le vrai retour du film de zombis. |