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Toy story 3

Lee UNKRICH
(13-14)

Non ! Cette critique n'incluera pas la sans aucun doute superbe technologie 3D employée pour ce film et ne s'intéressera qu'à l'histoire... Le chant d'amour aux jouets de notre enfance a-t-il pris un coup de vieux depuis la dernière fois ? Quelle nouvelle question sera soulevée par ce nouvel opus ? S'il semble vouloir jouer sur la même corde sensible que le précédent film, soulever une belle problématique (Que se passe-t-il quand les jeunes adultes perdent leur âme d'enfant ? Jeter ses jouets revient-il à rejeter son enfance ?) mais oublie son sujet en route et se lance à corps perdu dans une belle aventure : le personnage d'Andy n'est pas au centre de ce long métrage et il n'y a que l'introduction et la superbe conclusion pour recentrer le débat ; ou presque). On vire donc sur une espèce de film de prison pour enfants -une garderie complexe et hiérarchisée dans ce cas là- par le biais d'un scénario qui peut sembler limpide mais ménage l'intelligence du spectateur (on ne voit pas tout de suite les méchants, le bad guy le sera jusqu'au bout, on reste surpris par certaines orientations...etc). Si on retrouve tous nos personnages favoris, c'est avec plaisir que le trop-plein de nouveautés se déverse devant nos yeux : une mention sans doute spéciale au couple Barbie / Ken, hilarant ! Et puis la griffe Pixar est toujours présente : nombre de petites idées qui densifie le film, des dialogues, des jeux de mots, l'adjonction de méchants jouets (le bébé est à lui seul un monument : personnifiant l'innocence mais étant le plus redoutable de tous... et celui dont le drame personnel est le plus touchant). Un film des plus agréable mais auquel il manque sans doute cette dimension que l'on trouvait dans le second tome, le développement de ces semblants de questions...