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Le seigneur des anneaux : le retour du roi

Peter JACKSON
(19-20)

La montée en puissance continue et atteint ici son apogée, son paroxysme ; la critique pourrait être la même que le second opus bien que la continuité me force à aller plus loin. Plus de décors, dont l'allucinant Minas Tirith dont on crève d'envie de fouler les sols de pierres blanches, une scène de bataille aussi longue que gigantesque et qui éclipse tout ce que le cinéma avait fait auparavent dans le domaine (Gouffre d'Helm compris...) : des troupes comme on osait même pas l'imaginer, des combats littérallement titanesques et homériques (si l'on en juge le nombre de macchabées et le gore réjouissant qui nous rappelle des souvenirs...) ; merci la technologie moderne de nous permettre de vivre au coeur de l'évènement, de nous offrir des plans inédits, inoubliables et d'une puissance faramineuse (les jetées de pierres, la chute de certains hommes, les destructions massives, les animaux démesurés...). Merci aux FX de faire vivre au grand complet ce bestiare allucinant (personnellement j'adore les Trolls), de mettre de nouvelles têtes qui feront date.
Pour ceux qui n'ont pas encore lu le livre (mais surement pour les autres aussi), le scénario est un régal de surprises, de retournement de situation, de personnages de plus en plus profonds, de groupes de plus en plus éclatés (Frodon -que le mal ronge férocement- sans Sam, Pippin sans Merry) que l'on suit avec un bonheur d'autant plus grand qu'ils sont mis en espace par un montage en alternance fascinant. Pour moi ça restera LE film d'aventure et d'heroic fantasy ultime. D'ailleurs, si cette violence prend toute son ampleur, c'est aussi grâce à de belles romances et une happy end, certe attendue, mais tellement jubilatoire (revoir la Contée...) ; le plaisir venant certainement du contraste. Pourtant cette fin reste assez amère : un départ difficile, un amour sans lendemain... Bref, il n'y a rien à jeter (sauf à la fin lorsque le roi vient saluer les Hobbits : les incrustations son tellement visibles que je n'arrive pas à y croire...), il ne reste qu'une envie : le revoir au plus vite. Voilà. C'est fini : c'est le dernier et plus personne n'osera relever le défi d'une nouvelle adaptation avant longtemps (peut-être jamais), ni le défi d'un projet aussi ambitieux et suiccidaire.