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Le seigneur des anneaux : les deux tours
Budget = 94 M$
BOX OFFICE France = 13 600 / 373 079 - 2 405 000 - 7 068 000 entrées
BOX OFFICE USA = 62,0 / 342,6 M$
BOX OFFICE Monde = 926,0 M$
 

Vous n’étiez pas vraiment préparé à voir cela... jamais une telle dimension épique n’avait soufflée sur une oeuvre, rares sont les films qui parviennent à dégager une telle puissance, où l’aventure est d’une telle emphase. Les ingrédients du 1er sont là : elfes, hobbits, nains, Sauron, l’Anneau, Gandalf, Saroumane et... la quête. Mais chacun a évolué (Frodon est mature, presque dangereux, les Hobbits sont courageux et entrepreneurs, Legolas, Gimli et Grand-Pas sont de vrais guerriers). Et il y a les petits nouveaux : Golum a un grand rôle, on voit le frère de Boromir, un roi et un traitre, de nouveaux peuples et créatures (les monstres ailés), de nouvelle contrées extraordinaires... Mais l’essence est toujours là : le Bien est symbole de nature, de pureté –magnifié par les Elfes- le Mal de destruction industrielle et guerrière.
Par contre, ce qui faisait presque défaut au premier, l’empêchant d’atteindre le statut de chef-d’oeuvre, c’est cette nouvelle dimension dramatique et sensible : plus noir, avec la montée des forces du Mal, omniprésent et surpuissant, en nombre et en présence, plus tragique avec des personnages meurtris par la guerre, plus sensible grâce à cette histoire d’amour en parallèle, d’une très grande originalité (un mortel amoureux d’une immortelle) et grâce au personnage de Golum, attendrissant et pitoyable, drôle mais dangereusement schizophrène.
Les scènes y sont 100 fois plus impressionnantes et les effets plus monumentaux sans ne jamais géner ni l’intrigue par un quelconque étouffement visuel. Ils resteront gravés à jamais dans la mémoire collective du 7ème art... les décors purs et réalistes, humides, poussiéreux, molodorants, avec toujours se même souci du détail qui atteint l’obsession... et la fascination pour nous ! Un Golum renversant de crédibilité, autant dans la perfection technique que dans l’interprétation du comédien. Une photo digne des plus grands, rendant les paysages new zélandais encore plus merveilleux. Un lot incroyables de scènes effarantes : les hommes-arbres (étranges mais fidèles à la vision de l’auteur), le barrage qui cède, les marais, le cavalier noir, la bataille...etc. Un retour de Gandalf suffisamment biaisé pour attirer toute notre attention (retour d’entre les morts, autre personnage qui nous surprend). Avec comme apothéose une scène de guerre grandiose qui parvient à surpasser celles de Braveheart, avec beaucoup de sensiblité (les enfants qui combattent et mourront, les femmes horrifié) et une petite dose d’humour jamais déplacée.
Jackson a réussi à créer un monde duquel on ne veut plus partir, vivant par lui-même, un livre d’histoire animé, le conte des contes résonnant comme notre propre passé ; aidé d’une réalisation pertinente et majestueuse (les 1er plan des montagnes, la résurrection du roi, l’apparition des cavaliers lors de la poursuite des orques...). Une musique encore plus inspirée, plus intégrée à l’intrigue.
Mais la véritable grande force du film tient à ses parcours disloqués, différents, originaux, qui entretiennent un suspense incroyable (bravo le montage) ; on ne relâche jamais notre attention, on est pris aux tripes 3 h durant.

NOTE : 19-20 / 20

La critique des internautes
 

 


NOTE : -/20

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