Piranha
3D |
(10-11) |
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Intro d'ambiance : Richard Dreyfuss est sur un canneau,
il tombe à l'eau ; qui c'est qui l'a bouffé ? Voici donc
une grosse série B qui ne renie pas son attachement aux séries
Z de la belle époque (?) alors ne cherchez pas un scénario
élaboré, il n'y en a pas, il n'y en a jamais eu et il n'y
en aura jamais : les filles ont bel et bien été castée
en fonction de leur tour de poitrine (il n'y a pas d'étudiant obèse
et sexué aux USA ???), les dialogues sont ceux des adolescents
de cinéma moyen, les FX sont d'un joli classicisme (Ah... l'époque
KNB...) doublé d'un magnifique modernisme, il y a du rap, des piranhas
particulièrement réussis, du méga, méga gore
avec une bonne grosse dose de sauvagerie et de sadisme qu'il va falloir
disséquer au plus vite (j'y viens !), poussé très
loin mais non sans un humour béta (le coup de la bite...). Avant
toute analyse, rien à redire du boulot d'Aja : soigné, virevoltant,
jamais essoufflé et communicatif quand au plaisir que le monsieur
a eu à faire ce film. Analyse : de prime abord cette oeuvre est
d'un vulgaire hors du commun (les filles sont à peu près
toutes des p**es et se donnent en spectacle pour des mâles sûr
d'eux), complètement caricaturale et assumée comme telle,
très osée pour un film US sorti en wide, un suspens n'en
est pas un (mais non : la belle petite famille, gardienne de la bonne
morale, ne se fera pas bouffer ; et on peut même entrevoir une future
love story pour combler le vide paternel... oups ! Spoiler !) ; bref une
fois de plus les autorités vont tenter de faire régner l'ordre
et la morale en voulant faire cesser ces exhibitions dégradantes
et au final tous ces êtres qui cèdent au plaisir de la chair
se feront massacrer -et le mot est encore faible- par ces erzats multiples
de Jason ! Rien d'exceptionnel de ce côté ci, pas d'intellectualisation
ni de révolution du genre, seulement une fidélité
un peu bête pour un spectacle purement et catégoriquement
horrifique, sans surprise aucune si ce n'est visuel. En résumé
: c'est un mix entre un clip de rap et un slasher lambda qui passera à
la vitesse supérieure dès la seconde partie pour le plus
grand plaisir des pervers que nous sommes... pervers mais cinéphiles
tout de même ! |