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Ouija

Stiles WHITE
(3)

Ce "Ouija" n'est pas le film éponyme de K. Tenney (voir : Ouija) datant de 1986, pas plus que son triste remake mais une "adaptation" d'un jeu Hasbro... Et qu'est-ce que ça raconte ce genre d'adaptation ? Une porte s'ouvre toute seule et un objet démoniaque réapparait après avoir été détruit : et on pourrait sans doute arréter la vision de ce truc à sa simple n introduction tant le reste est à l'avenant ; un produit photocopié à destination des jeunes générations à la cinéphilie encore précaire pour ne pas dire vierge, aimant se faire peur avec le dernier truc à la mode. La réalisation commune dudit produit, n'exploitera jamais les pourtant nombreuses possibilités qui lui son offertes (voir le travail formidable de J. Wan sur le 1er Insidious) et le scénario restera plus bas que terre, mou du genou, tuant tout semblant d'émotion et gardant le cap de la médiocrité plutôt que de se fatiguer à innover joyeusement. Voici donc une oeuvre hyper-codée, pour ne pas dire complètement balisée, laissant bêtement souffler le spectateur (comme s'il en avait besoin !), ne prenant aucun risque alors que son low budget le lui permettait (et son richissime producteur aussi...), se déroulant dans un ennui ab-so-lu. La recette éculée des "Paranormal activity" et autres films de possession actuels (une petite décennie) mis à la sauce "ciné pour ado" ou comment faire un film que l'on connait avant même de l'avoir vu. Le pseudo-twist final proprement inutile ("on a encore un peu de pellicule : qu'est-ce qu'on fait ?") n'y changera rien puisque tout a été dit : le passage obligé par l'hosto psychiatrique, la malédiction issue d'une sombre histoire de famille, la lampe qui vacille au mauvais moment et une foultitude de portes bien peu obéissantes. Si vous n'avez vraiment rien d'autre à voir...

 

La critique des internautes
 



NOTE : -/20

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