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Les nouvelles aventures d'Aladin
Arthur BENZAQUEN
Budget = 15,4 M€
BOX OFFICE France = 1 252 / 232 000 - 1 453 000 - 4 440 000 entrées
BOX OFFICE USA = - M$
BOX OFFICE Monde = - M$
 

On ne pouvait débuter mieux un film de divertissement : au 11ème siècle, à Bagdad, on ne trouvait quasiment pas trace d'arabes ! Bref : louable intention que de raconter un conte classique en le boostant, le modernisant (comprendre ici : en faisant en sorte qu'il fasse un max d'audience chez les plus jeunes), en lui donnant une stature comique (pour qui n'a pas vu de comédie depuis trèèèèèès longtemps ; ou a entre 0 et 12 ans). Il manque, selon mes goûts, ma culture et mes envies de ciné, tous les ingrédients nécessaires à faire une bonne comédie, qui plaise et aux enfants et aux adultes : une histoire solide, du mordant, de la finesse dans les dialogues et les gags (plus de bons mots, donc), un côté parodique bien digéré (cf. le stop dans le désert), voir un brin de méchanceté, de politiquement incorrect... tout ce qui a de nos jours beaucoup de mal à passer en prime time à la télévision française... On préfèrera donc à tout cela une histoire basique de chez basique (Iznogoud ?) et à la morale bas de gamm , artificiellement racontée (maigre originalité à vrai dire ; mal exploitée surtout), et qui, comble du comble, se traîne en longueur, de vieux gags recyclés quand ils ne sont pas gênants de ridicule (et aussitôt oubliés), des punchlines qui tombe à plat et que l'on entendr même pas dans les cours d'école, des clins d'oeil lourds, des gimmick navrants (autour de la servante) et un méchant rasoir qui aurait dû prendre exemple sur un certain Jaffar, autrement plus charismatique et flippant. Mais le plus insupportable selon moi restera ce que j'ai encore beaucoup de mal à appeler "réalisation" : comme si le pauvre A. Benzaquen avait été submergé par le cahier des charges, les FX (peu nombreux et essentiellement sur les décors), la gestion de tout ce beau monde et un manque évident d'expérience ; son film est proprement inexpressif et ferait passer la plus mauvaise des bandes dessinées pour un chef-d'oeuvre de lyrisme. On ressent un faible sursaut final (les histoires qui se croisent plus finement, des gags mieux sentis, les scènes post-génériques) mais ça ne changera pas grand chose à la qualité générale de ce produit qui me rappelle tristement un certain Les 1001 nuits qui, lui, n'avait eu que ce qu'il méritait au box office (255 000 entrées) ; Aladin nous invite irrémédiablement à revoir des comédies historiques réussies telles que Mission Cléopâtre ou même RRRrrrr.

NOTE : 5 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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