Le
monde perdu |
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Après un démarrage franchement mauvais,
Spielberg cherchant sur quel pied danser, un rattachement au premier épisode
approximatif, une intro bâclée (les chasseurs arrivent, chassent,
perdent leurs proies en 4mn chrono), un centre d’intérêt
mal défini, un scénar qui nous laisse trop souffler et nous
ennuie presque. Et puis Spielberg se rappelle ce qu’est un film
d’action : des personnages peu fouillés, une histoire logique,
peu de place à la réflexion, des effets, de l’action
trépidante et impressionnante... et des lourdeurs pas possible.
Pourtant le film reste avant tout un « film d’épouvante
familiale » : un groupe, dont les seconds rôles mourront dans
d’atroces souffrances, contre un danger Enorme. Devant nos yeux
les dino vivent parfaitement (plus flippant que pour J.P.) et les scènes
qui les introduisent resteront dans les mémoires : celles du T-rex
et des raptors. Jouissif. Puis on embraie sur un autre film, abruptement,
en guise de conclu alors que l’opus 1 restait sur une ligne un peu.
Un peu déséquilibrant. Moins de suspens, un peu moins de
recherche dans le travail des plans (laissé au bon soin des effets
extraordinaires, même si l’intro des raptors est excellente),
la photo est moins « lisse », la musique plus touffue (rythmes
sud-américains). Il y en a pour tout les gouts, c’est déjà
ça. Juste un détail : quand osera-t-il pousser le sadisme
un peu plus loin ? |