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Logan
Budget = 127 M$
BOX OFFICE France = 2 846 / 172 409 - 933 000 - (2,274 000) entrées
BOX OFFICE USA = 88,4 / (226,1) M$
BOX OFFICE Monde = (609,2) M$
 

Un film furieux, enragé et une nouvelle façon d'aborder chacun des thèmes qui le traversent. Petit point avant propos : rappelez-vous des super-héros qui ont bercé votre enfance, mes super-héros, vos super-héros ; des personnages auquels il était très facile de s'identifier puisqu'ils possédaient toute cette puissance qui nous faisait alors défaut. Dans leur vie la victoire était forcément au bout du chemin. Accessoirement ils étaient jeunes, beaux, moraux, en parfaite santé, intelligents ; des idéaux qui étaient venus remplacer les cowboys de nos parents, ou de nos grand-parents. Le clin d'oeil du film à L'homme des vallée perdus est très judicieux. D'aucun disent que la mode des films super-héroïques commencent à se tarir. Ce que la Fox a semble-t-il très bien entendu et parfaitement compris. Il y a eu Deadpool venant non seulement botter les fesses de nos héros trop proprets, lisses, en ajoutant au métrage une violence guère envisageable chez nos X-men et autres Avengers, mais il se permettait, à travers son scénario, d'en faire une critique scénaristiques dans les règles, de leurs tics et de leurs petites manies. Ce point étant fait, passons aux choses sérieuses.
Logan propose deux axes de réflexion et renouvelle le genre de la plus brillante des façons, ouvrant de tout nouveaux horizons. Nous sommes dans un monde où, non seulement les X-men ont disparu, mais les mutants sont une espèce en voix de disparition. La fin des mutants ? Presque. Les derniers d'entre eux ne sont plus que l'ombre de leur gloire passée. Wolverine -renommé à juste titre "Logan", puisque plus humain que jamais- est un homme fatigué, blessé, vieillissant et très porté sur la bouteille. Un travailleur qui attend une paisible retraite. Le professeur Xavier est un personnage en fin de vie : drogué, incontrôlable et toujours plus impotent (la scène ou on doit l'aider pour pisser est très symptomatique). Et pourtant les mutants ont en quelque sorte de l'avenir : mais ce ne sont plus eux qui le maîtrise. On en vient donc au deuxième axe de l'oeuvre, cette relecture à la fois du thème des enfants-soldats et de celui de l'enfant sauvage. Le premier trouve ici, enfin, un traitement à la hauteur de sa suggestivité (loin d'une Morgane, dernièrement), et il faut avouer que la toute première scène ou la fillette entre en action vous scotche à votre fauteuil tant elle est pour ainsi dire chocante. Tant de violence, le goût de la mort cachée derrière une innocence de laboratoire, met vraiment mal à l'aise. Et le film ne lâchera pas le morceau. la violence sera partie intégrante de l'oeuvre (après tout ce sont des combats à l'arme blanche !!!) et celle-ci, contrairement à celle de son homologue Deadpool, n'est pas purement graphique, apaisée par un petit clin d'oeil ou une blague ; c'est une violence pure, charnelle, excessive, bluffante et étonnante (surtout lorsqu'elle provient des enfants, ou leurs est assénés). La sensibilité qui enveloppe le film la porte sur le devant de la scène et la magnifie. Logan est une oeuvre scarifiée.
Rare sont les longs métrages made in Hollywood qui ont obtenu carte blanche et vont vraiment au bout de leurs idées ; Logan est de celles-ci mais il ne s'arrête pas en si bon chemin, à une violence de surface. Avec notamment cette belle réflexion sur la mort et sur la vieillesse. De même, et pour une fois, les petits clins d'oeil aux comics ne sont pas du tout anodins : ces enfants sauvages ne connaissent de la vie extérieure que ces BD, brutales, irréelles, où la violence est une norme, une banalité ; ces dessins contribuent à les formater pour affronter ce monde avec toute la force nécessaire. Une belle manière de démontrer que le film est bien plus "réel" que ces pages originelles. Martelé de scène en passe de devenir cultes, l'histoire s'écoule jusqu'en une fin aussi attendue que parfaite et lumineuse. N'oublions pas la scène centrale, définitivement mémorable, immense moment de cinéma qui allie surprise, déchaînement de violence et un combat qui tient toutes ses promesses.
Et il y a également tout l'aspect technique du film : Mangold livre un travail en tout point époustouflant et une réalisation tout particulièrement crépusculaire. Les couleurs monochromiques du film -hors mis sur la fin, libératrice- sont tour à tour blafardes, maladives ou très sombres. Une atmosphère palpable qui vous envoûte et vous agrippe.
La plus parfaite des conclusions, avec une image de fin qui n'est pas près de vous lâcher...

NOTE : 17-18 / 20

La critique des internautes
 

Voici un opus qui est loin du "calme" des précédents... Et à priori, pour un bon accueil pour la majorité du public même si l'on sait la finalité. Visuellement, les effets sont remarquables. On ne remarque pas le numérique qu'il peut y avoir. Un petit coté Mad Max ressort, mais se veut agréable et plaisant puisqu'il n'en fait pas trop. LA violence, pour le coup on n'y échappe pas et c'est peut être ce que le public attendait... Avec des scènes parfois d'une grande intensité. On n'échappe pas à quelques clins d'œil des précédents opus, et cela fait pas de mal puisqu'ils sont bien maitrisé. Logan interprète ses expressions avec le meilleur qu'il peut faire, quelques soient les situations. Même si pour Logan la vie n'est pas heureuse, l'arrivée de X-23 donne un sens et un but "réel" mais qui permettra sans doute de faire une ènième suite.... LE final est évidemment plein d'émotion, puisque cela clôture la saga entre guillemets^^. LA façon dont le film gère l'action, la violence (mise à part le coté un peu Mad Max^^) casse certains codes dans la façon dont cela est mis en scène mais malgré la tristesse des fans sur la fin, la sensibilité reste présente. Alliant même un peu de mélancolie^^ C'est mimi^^. Pour ma part, un des meilleurs de la saga qui devrait se stopper là plutôt que de trouver une ènième histoire... LEs amateurs apprécieront sans doute, sauf si le coté violent bien présent ; pourra en décevoir certains (le coté too much^^).


NOTE : - / 20

Benoit G.