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Jusqu'en Enfer
Détails du film sur InCiné

Sam RAIMI
(13-14)

Le vrai retour de la comédie horrifique et le retour tout court de Sam Raimi... Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas retrouvé la maestra, le brio de ses chefs-d'oeuvres (les 2 premiers Evil dead), la recette savoureuse de l'humour crade, parce que sa réalisation, pour autant qu'elle soit franchement réussie, n'atteint pas le niveau de folie de sa trilogie, pas la même ambition, elle reste bien moins inventive et moins cartoonesque malgré le propos qui s'y prétait tout à fait. Le film reste une comédie horrifique complètement décomplexée, vraiment drôle et assez fine (le thème du remords), très crade sans être gore et encore moins bouleversante. Raimi en rajoute, un peu trop même, ce qui rend le travail visuel un peu chargé bien que spectaculaire, il en rajoute dans l'horreur grandguignolesque pour mieux la désamorcer avec une chute forcément comique ou cartoonesque. Le réalisateur-scénariste possède un vrai recul sur le genre mais ne le réinvente pas comme il le fit si fabuleusement avec Evil dead sur un scénario tout aussi maigre ; car le film ne vous apportera ni ne vous apprendra rien de plus que ce que les premières minutes vous offrent, soit une semi-variation sur une possession lambda. Mais j'avoue que le final très malin m'a laissé sur le cul (les deux scènes finales même !) et que j'aurais souhaité être étonné de la sorte tout au long du film, voir moins de gâteaux fourrés, de cérémonies mortuaires comme on en a tant vu au cinéma, de fenêtres et de portes trop mobiles qui ont du mal à se renouveler depuis La maison du Diable et plus de scènes absolument croustillantes comme celle avec la mouche ou les clin d'oeil à Evil dead 2 (les yeux volants !!!). Le suivant sera encore mieux, j'en suis persuadé !

 

La critique des internautes
 


Après la trilogie « Spiderman » Sam Raimi revient à l’horreur le genre qui l’a fait émerger avec une pure série B à l’ancienne maitrisée de bout en bout et une réussite fracassante dans un registre ou le cinéaste prouve qu’il a toujours la main mise.
Avec son histoire de malédiction qui puise ses inspirations dans divers films d’horreur de diverses époque , Sam Raimi se fait un plaisir royal à transporter le spectateur dans film qui défile à une vitesse éclair et procure un plaisir maximal au spectateur .
Sam Raimi transcende des codes et clichés du genre avec une virtuosité imparable , grace à son sens du découpage hors pair et une grande inventivité , le réalisateur propose un film qui met la barre très haut au niveau des qualités d’ordre visuelles mais on note aussi un travail énorme sur le son au-delà d’une excellente bande-originale signée , les bruitages et autres sons très présents tout au long du métrage.
Sam Raimi parvient avec une aisance incroyable à faire passer le spectateur de l’état de dégout au rire le plus cinglant dans une tonalité très noire , à procurer dans une même scènes de vrais frissons et des sourires francs, et jusqu’à la fin ( surprenante et imparable ) du film le cinéaste assume une logique jusqu’au boutiste aussi brillante que salutaire .
Aussi il faut souligner la performance de l’actrice Alison Lohman , révélation du film qui s’investit pleinement dans son rôle à la fois pleine de charme et charismatique on s’attache quasi instantanément à son personnage.
Bref une grosse claque qui s’éloigne des productions actuelles de cinéma horrifique pour proposer un retour au source aussi salvateur que mémorable de la part d’un réalisateur qui conforte son statut de cinéaste intègre et remarquable.


NOTE : 17/20

UNKUT