Evil
dead |
(17-18) |
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Le premier film d’un génie de 19 ans qui
va bouleverser le monde du cinéma (les frères Coen,
Caro et Jeunet et tous les publivores
en herbe lui doivent tout). Sa caméra est une actrice à
part entière (caméra subjective très présente)
et elle participe aux émotions des protagonistes de part sa mobilité,
libre de toutes contraintes d’espace ou de temps, loin des "plans
composés" habituels du 7ème art ; avec toute l'ingéniosoté
de son auteur. Il faut la voir imiter les mouvements de l’horloge,
en subjectif donc, puis s'arréter. Il faut la voir débouler
à fond de train poursuivant le héros dans les couloirs ridicules
d’une petite maison. Et les FX amateurs et dégueus aux charmes
rétros qui participe au grand-guignolesque spectacle (des hectolitres
de blood, vous dis-je !) et à son humour trash, saignant et douloureux.
Et Bruce Campbell imposant son talent. Et la bande son, des bruits qui
sortent de nulle part… On ne peut que regretter le scénario
conventionnel et mathématique, emprunté à une certaine
"Nuit des morts-vivants"
(un groupe de personne isolée dans une maison et attaquée...
mais ça fonctionne à fond !) ; mais l'intéret du
film est ailleurs. |