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Evil dead

Sam RAIMI
(17-18)

Le premier film d’un génie de 19 ans qui va bouleverser le monde du cinéma (les frères Coen, Caro et Jeunet et tous les publivores en herbe lui doivent tout). Sa caméra est une actrice à part entière (caméra subjective très présente) et elle participe aux émotions des protagonistes de part sa mobilité, libre de toutes contraintes d’espace ou de temps, loin des "plans composés" habituels du 7ème art ; avec toute l'ingéniosoté de son auteur. Il faut la voir imiter les mouvements de l’horloge, en subjectif donc, puis s'arréter. Il faut la voir débouler à fond de train poursuivant le héros dans les couloirs ridicules d’une petite maison. Et les FX amateurs et dégueus aux charmes rétros qui participe au grand-guignolesque spectacle (des hectolitres de blood, vous dis-je !) et à son humour trash, saignant et douloureux. Et Bruce Campbell imposant son talent. Et la bande son, des bruits qui sortent de nulle part… On ne peut que regretter le scénario conventionnel et mathématique, emprunté à une certaine "Nuit des morts-vivants" (un groupe de personne isolée dans une maison et attaquée... mais ça fonctionne à fond !) ; mais l'intéret du film est ailleurs.