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Moi, Tonya
Budget = 11 M$
BOX OFFICE France = 1 180 / 10 487 - 71 000 - (148 000) entrées
BOX OFFICE USA = 0,3 / 30,0 M$
BOX OFFICE Monde = (46,3) M$
 

Retour sur un crime qui avait secoué le petit monde de l'olympisme. Et c'est pour mieux effacer ce sentiment qui était le mien à la sortie de ce film : Tonya Harding était coupable. Sauf que l'histoire -comme souvent- est bien plus complexe qu'il n'y parait. Sauf que, nous dit le scénario, Tonya avait de prime abord de sérieuses excuses : elle est issue d'une famille de rednecks américains de la pire espèce : vulgaire, sans gêne, limitée intellectuellement, froid, à l'hygiène de vie immonde, violent,... Oui : violent. Et c'est sa seconde excuse : de fille quasiment persécutée par une mère pas très loin d'être cruelle (sa dernière scène m'a scotché !), elle est passée à femme battue par un mari (avec ce soupçon de reproduction du modèle familial) qui va se retrouver au coeur de l'affaire. Et c'est sa troisième excuse et l'explication de ce crime : car finalement la vraie compétition est ici, entre la bêtise crasse d'un époux et la crétinerie avérée de ses relations, celles qui vont l'entrainer, avec sa femme, dans une spirale folle et incontrôlable.
Moi, Tonya
c'est également le portrait d'une femme, patineuse décalée, à mille lieues de l'image que l'on a des compétitrices de ce sport, parfaite anti héroïne, véritable Harley Quinn du patinage artistique qui va finir, tout au long du film, par devenir attachante, à force de volonté et de passion, et qui au final paiera très cher sa naissance au bas de l'échelle sociale. On ajoute à ce beau mélange une bande originale de fou (Barracuda !!), des scènes de patinage à couper le souffle, une réalisation aérienne qui vous projette sur la glace, et des acteurs / trices à tomber par terre. Un bel éclairage sur une affaire ubuesque, qui a mal tourné, et qui aurait pu faire un excellent épisode de la série Fargo.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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