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Lady bird
Greta GERWIG
Budget = 10 M$
BOX OFFICE France = - / - entrées
BOX OFFICE USA = 0,4 / 1,2 / (45,2) M$
BOX OFFICE Monde = (45,2) M$
 

Quand l'égérie de N. Baumbach passe derrière la caméra... S'il est vrai que sur le fond le film ne se démarque pas de nombre d'oeuvres américaines, indépendantes ou pas, il y a un je-ne-sais-quoi, un petit côté magique qui le rend tout particulièrement attachant. Il nous conte la vie d'une jeune étudiante américaine, une lycéenne lambda face à des choix de vie : le choix d'une université alors que ses notes ne lui permettent pas de rêver du meilleur, le choix de l'amour, le choix de ces amis (es). Et celui de supporter une famille qui lui a été imposée, comme à tous adolescents. Mais ce n'est pas le college movie movie que l'on a l'habitude de voir tant et plus, à la fois au cinéma et dans de (trop) nombreuses séries TV outre-atlantique. Aucune fioriture ici, beaucoup de simplicité, une certaine forme de réalisme qui nous éloigne des clichés usuels : il n'y a pas seulement des étudiants riches, ni de stupides joueurs de football ou des cheerleaders sans cervelle. Dans le monde de Lady bird -dans l'Amérique contemporaine- tout le monde ne porte pas ce genre de masque, tout le monde n'est pas un fêtard, un étudiant doué, boursier ou beau, pas plus qu'on ne verra de ses gropuscules d'élèves caractéristiques de diverses modes et supposées hanter les campus US depuis les années 60. Non. Mais Lady bird affirme être du cinéma indépendant, d'une énergie débordante, empli de références, de vie ; emprunt de réalité tel un constat tangible sur la jeunesse dans la société américaine. C'est avant tout l'histoire d'une jeune femme qui essaie d'exister : cherchant l'amour, se rêvant riche et / ou dans une université à la fois prestigieuse et correspondant à son parcours, sa sensibilité, se cherchant elle-même. Et puis il y a de très beaux personnages secondaires : l'amie fidèle, le père attachant, la mère trop sensible, le petit ami, l'artiste...etc. Le tout baigné d'une ambiance religieuse dont le pauvre prêtre semble être le symbole : en désuétude mais prégnante... N'oublions pas que S. Ronan y est absolument extraordinaire. J'émettrai toutefois des réserves quant à la jeune réalisatrice dont le travail peine à émerger ; et sur ce fond qui brasse quand même pas mal de thèmes rebattus. Il n'empêche que le film est simplement plus sincère que beaucoup d'oeuvres, plus proche de l'esprit d'un "13 reasons why" que des caricatures hollywoodiennes ; c'est un vrai rituel de passage à l'âge adulte ou la coccinelle (Ladybird) va changer peu à peu de couleur au fur et à mesure où elle avance dans son existence débutante.

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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