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Creed
Ryan COOGLER

Budget = 35 M$

BOX OFFICE France = 1 322 / 97 271 - 644 000 - 1 634 000 entrées
BOX OFFICE USA = 29,6 / 109,8 M$
BOX OFFICE Monde = 173,6 M$
 

Creed s'adresse-t-il aux seuls fans ? J'aurais tendance à répondre par l'affirmative... Fans dont je ne fais pas tout à fait parti : le 1er m'a fait frémir de bonheur, les autres sont très inégaux. Sly semble une fois de plus tirer sur l'élastique de la licence qui lui a valut la consécration et la reconnaissance. Après tout une bonne histoire reste une bonne histoire, un bon film reste un bon film. Mais celui-ci navigue sur une corde raide : faisant de Creed un transfert de tout ce que l'on a pu voir au travers de la (trop) longue saga, on sent que Stallone n'a jamais envie de s'en démarquer, de changer de recette, empruntant le cas échéant à l'entièreté du genre qui a fait sa gloire (l'entraineur réticent qui va finalement se laisser séduire). Soyons honnête : je suis rentré à reculons dans ce film pour la bonne raison que je savais déjà ce que ce à quoi j'allais assister (et la seule surprise ne risque pas de vous arracher à la réalité de la saga) : entrainements, love story, passage de relai, combats...etc. Recyclage parfois émérite, le film fonctionne très bien si l'on omet qu'il n'est qu'un hypothétique numéro 7, avec beaucoup de défauts mais également nombre de qualités. Car la thématique est la même : ce Rocky voulant montrer qu'il en a encore en remontant sur le ring dans absolument toutes les séquelles et Creed qui veut démontrer qu'il vaut autant que son père : ce sont un seul et même personnage (voir Rocky Balboa), le scénario ne s'écarte jamais de ce modèle ; le héros sort encore et toujours de sa retraite. Mais il est vrai que le premier combat filmé en plan séquence est totalement bluffant -et inédit il me semble-, simple mais tellement pure et limpide qu'il est à lui seul le plus bel hommage que l'on puisse rendre à la boxe. Il est vrai que l'histoire du riche garçon voulant se faire un nom loin de l'ombre d'un père à qui il en veut, aurait pu faire mouche (le traitement ne le laissera pas longtemps dans l'ombre). Il est vrai que les images de Philadelphie sont brutes de décoffrages, un peu sâles, la ville étant presque un acteur à part entière, le film sentant la sueur et certaines sonorités nous faisant battre le coeur. Il y a de belles performances d'acteurs mais le film m'a un peu laissé sur ma faim : entre nostalgie mal agencée, banalité scénaristique et jolis moments de cinoche. Trop c'est trop.

La critique des internautes
 

 

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