A la merveille

Une love story très nouvelle vague dans sa diction et ses images. Rien d'autre. Un peu comme si son réalisateur recherchait l'opposé de Tree of life : un repos fondamental. Un flôt d'images sur fond de musique classique : voilà comment nous sommes accueillis dans ce magnifique film, tout à la fois une histoire d'amour -toutes les complexités d'aimer-, et un hommage à la nature teinté de religiosité (l'amour divin) ; ce film ne demande rien aux spectateurs si ce n'est de se laisser porter, aucun effort intellectuel. Quant aux critiques je leur répondrai ceci : à ceux qui le trouvent ennuyeux, je leur dirai qu'il est dynamique (la caméra est continuellement en mouvement), à ceux qui le trouvent vain je le définirai plutôt comme simple, à ceux qui le trouvent prétentieux je dirai qu'il est léger comme l'air et à ces derniers qui le trouvent gratuit... j'acquiescerai volontier. Soit on l'aime, soit on le trouve pompeux. Ces plans absolument extraordinaires sont peut-être anodins dans leur démarche, pourtant ils m'ont touché au plus profond sans que je ne puisse l'expliquer de façon logique, technique. Malick vieilli mais il continue de faire son cinéma à lui quand d'autres ont succombé aux sirènes d'Hollywood où se sont assagis ; son cinéma est peut-être même encore plus expérimental qu'à ses débuts. En tous les cas honnète. Il résonne en nous, ou pas.