Editorial
Filmographies
Le coin fantastique
Mail
Liens

 

Shrek 4, il était une fin

Mike MITCHELL
(13-14)

Un Shrek un peu spécial... et pas seulement parce qu'il s'agirait du denier de la saga. Le film gagne en maturité ce qu'il perd en humour et en clins d'oeil référentiels (les deux mamelles du métrage resteront Rumplestilskin & Le joueur de flute de Hamelin), marque de fabrique de la saga. Shrek doit affronter la monotonie du quotidien banal et répétitif d'un père de famille et regrette le temps d'avant (considérations complètement adultes)... où il était un vrai ogre ; mais l'on sait déjà qu'il comprendra à nouveau le bonheur qui était le sien, l'amour de ses proches, celui qui était à portée de main et qu'il ne voyait plus. Et Shrek de partir cette fois à la reconquète de sa belle, comme tout amoureux qui se respecte, dans un fameux monde Fort, Fort Lointain qui n'est plus que l'ombre de lui-même et c'est avec plaisir que le spectateur assiste à sa déconstruction méthodique (mention spéciale au Chat Potelé !!!). Surpris que l'on est par ce ton un peu plus "sombre", par le manque d'enjeu (avant d'être embarqué par une aventure guerrière relevée), on a un peu de mal à entrer dans cet épisode, le manque de rire franc n'y étant sans doute pas pour rien, mais on se prend au jeu, à cette soudaine maturité, même si ce n'est jamais avec une total conviction. Un épisode qui manque... d'humour et de relief.