Dumb and Resident evil.
Le mélange des genres se marie très bien à l'épouvante ou à l'horreur, mais dans ce cas le burlesque se doit d'être un tant soit peu justifié par le scénario. Ou alors être mis en place pour contrebalancer et accentuer la puissance des séquences horrifiques. Ce n'est à mon sens pas le cas dans ce nouveau Resident evil.
Je comprends et approuve complètement le concept de base, idée en apparence novatrice permettant de voir sous un jour nouveau un projet assez casse-gueule : un humour pour souligner que nous allons suivre les pas d'un antihéros, un Mr tout le Monde au vocable limité ("putain, merde, fait chier", répéter à loisir), lâché dans le monde d'un jeu vidéo horrifique, de façon assez "réaliste". Comme si l'auteur, à sa manière, avait voulu retrouver l'esprit d'une première fois sur un video game ?
Sauf que dans le cas présent j'ai trouvé que le personnage abusait de son penchant comique, maladroit et un brin naïf, celui-ci étant trop appuyé et parfois mal à propos. De plus ce personnage n'évolue pas psychologiquement entre le début et la fin du métrage. Du jeu devrais-je dire.
Car si le film conserve le squelette d'un video game, sa trame narrative typique, simple dans son esprit, sans construire un scénario plus élaboré, une intrigue plus complexe, il se transforme en longue cinématique, puis en un catalogue de monstres aussi excitants que bien trop peu exploités. Oui : il lui manque une vraie intrigue, un coeur qui bat. Resident evil s'avère bien trop simple pour passer sur un écran de ciné, avec ses contraintes et ses exigences, totalement différentes du monde des survival horror. Alors, peut-être et sans doute, de part une forme de sincérite, c'est ce qui plaira aux joueurs ?
On saluera les séquences aux FX réussis avec de belles scènes proches du grand-guignol, parmi elles la pluie de cadavres (piquée à Phénomènes) et Mr Vomi.