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Ready player one
Budget = 175 M$
BOX OFFICE France = 2 382 / 85 156 - 890 000 - (1 360 000) entrées
BOX OFFICE USA = 41,2 (53,2) / (126,2) M$
BOX OFFICE Monde = (521,6) M$
 

Attention : ne clignez pas des yeux !!!
Apprétez-vous à participer -et pas seulement assister- à la grand' messe de la culture geek. Deux choses en préavis : primo, il est fortement conseiller d'avoir une bonne culture pour apprécier parfaitement et entièrement ce film, de la même manière qu'il est préférable a connaître le cubisme pour apprécier à leur juste valeur "Guernica" ou "La femme qui pleure" de Picasso. Secundo : ce n'est en rien un catalogue compulsif de clins d'oeil gratuits à la pop culture, pas plus qu'un vulgaire "Easter egg movie", premier du nom. Non : si le film dans son entièreté se veut être une friandise absolue pour quelques générations de fou furieux, ces références servent à l'intrigue, sont parfaitement digérées. Elles représentent même le fil d'un immense canevas, un peu à la manière de l'une de mes annotations préférées : lorsque l'utilisation du "Cube Zemeckis" permet aux héros d'avancer dans l'intrigue.
Ce qui nous amène à évoquer un autre point essentiel : le scénario, qui fonctionne sur le mode d'un jeu vidéo grandeur ciné, avec ses intrigues / énigmes qui permettent aux héros d'évoluer dans leur quête. Un grand jeu d'aventure qui me fait dire que Spielberg a tout simplement réussi son Indiana Jones virtuel : un grand film d'aventure décomplexé, original, cliquant et qui se suit avec le plus grand des plaisirs.
Il y a enfin les thématiques : un regard sur un futur proche où l'espèce humaine a baissé les bras, ne se bat plus et reste coincée dans un monde irréel, meilleur, beaucoup plus maléable et inconséquent. L'évasion étant devenu le nouveau Graal de l'être humain, comme une nouvelle forme de lutte où la défaite même reste... virtuelle. Et derrière ceci se cache évidemment une petite réflexion sur les enjeux du virtuel : dominer derrière l'écran, c'est dominer devant l'écran. L'exemple actuel de Facebook me parait illustrer à la perfection l'intelligence de ce thème.
Côté visuel difficile de ne pas dire à quel point on n'en prend plein la tronche -la course trépidante, ébouriffante du début en est le parfait exemple- même si cela empêche le réalisateur de s'exprimer hors du champ du virtuel de manière plus subtile. Qu'importe : impossible de nier son plaisir, un pur plaisir de fan pour un film trop sucré dans lequel on ne peut pourtant s'empêcher de croquer à pleine dents. Par delà ses qualités il y a incontestablement un véritable jeu qui s'installe avec les spectateurs : repérez un maximum de références, en décrypter d'autres et évoquer le film après sa vision.
Ready player one a pourtant tendance à s'essouffler en son milieu, les enjeux dramatiques ne sont pas particulièrement bouleversants (le méchant veut dominer le monde), la trame restera très classique pour ne pas dire pas assez révolutionnaire compte-tenue du concept et de ses (menues) ambitions.
A l'image du film je ne citerai pas les centaines d'Easter eggs qui peuple littéralement ce monde visuellement dépaysant et particulièrement excitant, mais je me réjouirai une dernière fois (non : je le reverrai très prochainement !!) des clins d'oeil à Citizen Kane, Terminator 2 ou Buckarro Banzaï (ce film est enfin ressuscité !) la description hilarante des lunettes de Clark Kent, une nouvelle fois le génial Cube Zemeckis et bien évidemment la séquence démentielle où l'on se retrouve en immersion absolue dans Shining (jusqu'au grain du film original).
"Hannal nathrar, ourwassbethud, doriel diembhe !"

NOTE : 15-16 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : - /20

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