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Paranormal activity 4

Henry JOOST - Ariel SCHULMAN
(1-2)

Exercice : faire une critique originale du plus banal et insipide film qui soit... Paranormal activity 4 est un film relativement court (1h35) qui débute extrêmement lentement et met 3 plombes à "présenter" des personnages hautement inintéressants, à nous faire croire que cette fois il va arriver "quelque chose". Si la caméra bouge un peu plus elle va à la fois vite s'assagir et devenir un improbable témoin (la fille paniquée cherche son père mais pense à filmer le tout... mouais...). On fait semblent de nous inquiéter pour que, finalement, le soufflée retombe et se transforme en eau de boudin (toujours le même problème de portes et de lustres et de bruits pseudo sourds) et le scénario est une fois de plus vide de chez vide : le rattachement à la saga est abscons et développé sur les 5 dernières secondes (sic !), le passage de relai restant plus que maigre et les explications carrément chiches, évitant artificiellement de tout rationaliser (la maison EST hantée, point barre) et de nous passionner pour le sujet (pas facile de croire que l'enfant soit confié à des voisins qui ne le connaissent ni en noir ni en blanc) voir de nous inquiéter (franchement, vous le trouver si étrange que ça ce gosse ???). D'où un décalage énorme avec le spectateur, spectateur qui soit dit en passant se tape le même film pour la 4ème fois, décalage qui se transforme en gouffre et déclenche un rire sincère et rédibitoire. Nous assistons donc à un pur moment de néant filmique et thématique, presque anti-cinématographique dans sa paresse littéraire et technique, réellement abrutissant (est-ce conscient de la part des producteurs ?) puisque jamais suite n'avait traité le spectateur avec autant de mépris. Il nous reste à rire de cette expérience douloureuse pour les neurones : l'absence absolue d'intrigue, les corps qui servent une fois de plus de serpillière, l'inutilité flagrante des effets (la fille qui flotte...). Rire plutôt que s'endormir devant ce truc soporifique... perso je n'ai pas résisté...